‹ Charles de MarillacChapitre 160 sur 200 · Zbid., fol. 208 vo-209 ro · texte numérisé non relu

Zbid., fol. 208 vo-209 ro

un aultre Roy, entendant de Naples, puisqu'on voyoit sa contumace et félonye, puisque son obstination estoit telle que ny la conscience, ny la crainte de ceste armée venue pour le chastier ne l’avoient pu mouvoir à se repentir des rébellions par lui commises contre son Pasteur’. » L'un des membres de la commission nommée par le Pape ‘avait alors affirmé à notre ambassadeur que «le jeudi de la Semaine Sainte les vœux de la France seraient accomplis et le duc d'Orléans officiellement investi du Royaume de Naples. La minute de la & sentence de privation » était faite etil ne pouvait plus y avoir aucun retard. Mais la date fixée étant arrivée, Gil fallut changer la mynute, la coucher en une aultre sorte », et renvoyer par conséquent la proclamation attendue au lendemain des fêtes de Pâques. Finalement, le 8 mai, rien encore n’était décidé et Marillac découragé allait s’embarquer à Civita-Vecchia pour regagner la France *.

À cette date, le duc de Guise était déjà entré en campagne. L'armée française, qui pendant près de deux mois avait attendu dans la Marche les ordres de son général, était accourue à son premier signal. Le 24 avril, elle campait devant Civitella ”, dont la prise devait lui ouvrir la route de Naples. Mais il semblait écrit que cette expédition d'Italie ne nous ménagerait que des déboires. Marillac, qui avait déjà assisté à l'échec de notre diplomatie, put, en effet, dès avant son départ, assister à celui de nos armes. Il était encore à Rome, lorsqu'y arrivèrent les plus mauvaises nouvelles : Civitella opposait une résistance désespérée : le duc de Guise et les généraux italiens étaient en

1. De Marillac au Connétable, 15 avril 1557. (Bibl. Nat., fr. 20442, fol. 193 ro.)

2. De Marillac au Connétable, 17 mai 1557. (Bibl. Nat., fr. 20460, n. 129.)

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