‹ Charles de MarillacChapitre 161 sur 200 · Duruy, Carlo Carafa, p · texte numérisé non relu

Duruy, Carlo Carafa, p

perpétuelles discordes : les forces du duc d’Albe croissaient au contraire de jour en jour. En débarquant à Marseille, l'archevêque de Vienne adressa d'ailleurs à son gouvernement une longue lettre qui nous donne de la situation l’idée la plus exacte. Déjà y perce la crainte que dans un avenir très rapproché le Roi ne soit obligé d’abandonner l’entreprise d'Italie. € Quand je partis de Rome, écrit l’ambassadeur,.… nostre camp estoit devant Civitella en la Brusche”, avecques peu d'espérance de la pouvoir prendre, tant pour l'assiette du lieu où l’on vient en montant et par une seule advenue, que pour le bon nombre de soldartz estans en la place. Nostre camp estant d’aillieurs en ce siège le Marquis de Montebello, qui avoit la charge des chevaux-légiers italiens, aprez avoir usé de parolles fort insolentes a prins congé de M. de Guise, laissant ses gens débendez et non payez et s’en est revenu en poste à Rome. Quant à ce qui sera survenu despuys je ne le peux deviner, pour avoir le jour mesme faict voile. Tant il y a qu'il n’y aura chose qui ayt amendé nos affaires, sy ce n’est le brief retour de nostre camp. Car oultre que par les longueurs, dont a cy-devant usé le Sainct Père, — n'ayant riens prest quand il a esté question d'entrer au Royaulme de Naples, — les ennemys se sont renforcez d’aultant. … leurs places sont d’aillieurs sy bien fortifiées et sy bien munyes de tout ce qu'il appartient, les Barons du Royaulme sont sy bien unys,... que nous n’avons... aulcung fondement d'exécuter quelque bonne chose... Qui me faict penser pour résolution que si l’on ne change de façon de faire, le Roy pour le passé et pour l’advenir perdra en cest affaire tout ce qu'il y a mis et mettra ?. »

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