‹ Charles de MarillacChapitre 163 sur 200 · Ibid., fol, 204 ro · texte numérisé non relu

Ibid., fol, 204 ro

d’une partie de ses ressources en hommes et en argent? Après la rupture de la trêve de Vaucelles, la reine d’Angleterre, Marie Tudor, a uni ses forces à celles de Philippe IT: il faut songer désormais non à de lointaines et incertaines expéditions, mais bien à la défense du pays « affin que le le principal siège de l'empire du Roy soyt au moings conservé en son entier ». € La guerre qu'on fait pour garder le Pape est pour la gloire et réputation, celle qui se fait en France est pour la nécessité”. » Qu'on n’objecte point les engagements pris vis-à-vis du Saint-Siège. Car ce serait folie de compromettre les destinées du Royaume pour «les [taliens qui suyvent les amytiez aultant qu’elles leur sont commodes, qui s’en despartent aussy tost qu'ilz voyent plus grand prouflict aillieurs et qui, au lieu de sentir gré de ce qu'on fait pour eulx, nous objectent qu'ilz sont réduictz en nécessité par nous * ». De toutes manières donc, conclut Marillac, le « brief retour de M. de Guise » semble s'imposer. Il est non seulement utile au Royaume mais aussi nécessaire, (et si se présentent à présent des difficultez, il faut considérer qu’elles seront à l’advenir plus grandes ou pareilles ? ».

Croirait-on vraiment que ce & discours » de Marillac soit sorti de la même plume, qui, l’année précédente, avait jusüfié la rupture de la trêve de Vaucelles, et proclamé la nécessité d’une intervention française en Italie? C’est que les longues et pénibles négociations qu'il venait de mener à Rome avaient enfin ouvert les yeux de l'archevêque de Vienne. Il savait maintenant à quoi s’en tenir sur les fallacieuses promesses, sur les trompeuses affirmations de la Cour Pontificale. IE voyait à quoi avait abouti cette cam-

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