Ibid., p
qu'elle a rendus à la cause de la liberté germanique. Par à. Henry IL espère conjurer les projets de ses anciens alliés. Il doit même lui suffire de les faire ajourner. Si la Diète, qui est sur le point de se réunir à Augsbourg, gagnée par les déclarations d'amitié de la France, ne manifeste à son égard aucun sentiment hostile, si aucune des complications, que l'on redoute, ne surviennent à Câteau- Cambrésis, avant la fin des négociations, la situation est sauvée. La paix une fois conclue avec'Philippe IE, le roi Henry pourra braver les colères de l'Allemagne. Libre enfin de toute inquiétude, il lui sera permis de parler plus haut, de se refuser aux sacrifices que l’on voudra exiger de lui. Mais, jusqu'à ce jour, il importe de dissimuler, de temporiser. Et c'est à l’objet des dernières recommandations faites à nos ambassadeurs. @ Il y a sans doubte grant apparence, dit l'instruction en terminant, qu'à la Diette lesdicts Princes et Estatz menez par l'Empereur et par ceulx de sa Ligue et faction, pourront faire instance auxdits seigneurs de Bourdillon et archevesque de Vienne des villes de Metz, Thoul et Verdun, et remonstrer beaucoup de choses tendantes à en vouloir faire dessaisir le Roy’. » Dans ce cas, les députés devront déclarer n'avoir reçu aucune charge à ce sujet. Ils diront savoir seulement € que, quand les Princes du Sainct- Empire voudront faire parler au Roy de cest affaire, 1lz le trouveront en cella si raisonnable qu'ilz auront occasion de demourer contens et cognoistront qu'ilz n'ont amy, ni allié, plus observateur des biens, liberté et grandeur dudict Sainct-Empire que luy*». Par ces vagues déclarations, l’on décidera peut-être l'assemblée à renoncer à ses projets ;
1 7bid., p.398.