‹ Charles de MarillacChapitre 178 sur 200 · Ibid, p · texte numérisé non relu

Ibid, p

La sainte Église catholique une fois rétablie en sa splendeur primitive, € ce grand lien de toutes les actions des hommes, qui est religion,... sera conservé en son entier‘ ». Mais ce n’est pas Cen ce seul endroict que doibvent se tourner les desseins et les délibérations » de ceux qui sont en ce moment réunis au nom du Roi à Fontainebleau. Si, en effet, après avoir constaté l’affligeante situation de l'Église, ils jettent leurs regards sur la situation politique du pays, ils reconnaîtront que de ce côté aussi 1ls ont mission de parer aux plus pressants dangers. Les calamités des guerres passées, les énormes dettes qui accablent l'État, la multiplicité des charges qui pèsent sur le peuple mettent en ce moment le Royaume en une horrible détresse. Les plaintes de la nation se font entendre de tous côtés, etil n’est que temps d’aviser au remède que nécessitent d'aussi graves complications. Or, de même que l'Église ne se relèvera du malheur où elle est tombée, que si l'assemblée de ses membres prend courageusement l'initiative d’une réforme, de même le pays ne peut espérer le salut que d’une réunion solennelle des États Généraux. Et sans souci de déplaire aux Guise, l’orateur proclame alors la nécessité où se trouve le pouvoir de convoquer au plus tôt les représentants de la nation. C'est assurément là la parte la plus brillante, la plus solide, la plus audacieuse de son discours.

& Si les surcharges extraordinaires imposées sur le peuple, s’écrie le prélat, sont creües et multiphiées de sorte que non seulement il ne peut plus porter ce grand fauz, mais encore ne peut satisfaire aux anciens devoirs, n'estce pas plainte digne d’estre traitée aux Estats ?

« Sile Roy au contraire veut faire entendre la calamité

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