‹ Charles de MarillacChapitre 179 sur 200 · Zbid., p · texte numérisé non relu

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des guerres qui ont sy longtemps duré, les despences qui s’en sont ensuyvies, la faute des finances, et les grandes debtes qu’il a trouvées à son advènement à la Couronne, n'est-ce pas propoz dignes d’estre remonstrez aux Estats ?

« S'il est par nécessité besoin de retrancher les despences du Royaume et que ceux qui en ont la charge ne le puissent sans s’attirer une envie incrédible, proceddant du mescontentement de ceux qui ne se soucient si la bourse du Roy est vuyde, pourveu que la leur soyt pleine, comment se peut-il mieux, ne plus seurement exécuter que par l’adviz de grande assemblée, puisque aultrement peu de gens ne le peuvent faire ? 11 faut doncques que ce soit aux Estats.

& Si les premiers ministres du Roy sont calomniez comme autheurs et cause de tout le mal passé et qui peut advenir, comme ceux qui tournent toute chose à leur advantage et font leur prouffict particulier de la calamité de tous ; y a-t-1l aultre moyen, pour se nettoyer de tout souspeçon, que de faire entendre en telle assemblée en quel eslat l’on a trouvé le Royaume, comme 1l a esté administré el comme ceux qui sont asseurez d'avoir bien versé ne veullent fuyr la lumière, ains sont appareillez d'en rendre si bonne raison qu’on aura cause d’en estre satisfaict'? »

Le peuple, on n’en peut douter, reconnaîtra d’ailleurs cette loyale attitude du gouvernement, le peuple, « qui ayant entendu les nécessités de son Roy,..…. n'a jamais recullé de luy subvenir de tout ce qui a esté en son pouvoir », le peuple qui rendra grâce à son souverain « d’avoir repris au commencement de son règne l’ancienne coustume

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