‹ Charles de MarillacChapitre 180 sur 200 · bid., p · texte numérisé non relu

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et cellébration des Estats.. et d'avoir voulu entendre par le menu toutes les affaires de son royaume‘ », le peuple enfin, qui se soumettra sans hésiter à ce que décideront ses représentants, € car combien que le Roy soyt seul autheur de la loy et qu’à lui seul appartienne de commander, toutesfois ce qu'il ordonne en assemblées d’Estats a plus de force et le peuple s’y rend d’aultant plus obéissant qu'il voyt ceste ordonnance conforme à l’adviz de plusieurs * ».

Sait-on au surplus ce qu'il adviendra, si ces conseils sont méprisés? L’orateur ne craint pas de le prédire, les destinées du Royaume sombreront dans une révolution. Et en effet le mécontentement règne partout. Déjà, & le Roy n’est plus obéy en ses loix et commandemens, ce qui est ung des plus grans présages de séditions qui puisse estre considéré ». C’est encore malgré tout le pauvre peuple qui jusqu'ici est resté le plus fidèle à l’autorité royale. Mais n’en arrivera-t-1l pas lui aussi à la révolte? « N’estant point escouté en ce qu'il dit estre grevé, 1l vient à perdre peu à peu l'espérance d’estre soulagé et finalement tombera en ce désespoir de se soustraire aux charges qu'il porte, sans révérer ny le consentement du Roy, ny l’authorité de sa justice; ains se disposera à tout ce qui peult advenir, prenant pour maxime qu'il ne peult pire avoir que la mort qui mettra fin à ses malheurs*. »

Et il y a pourtant des hommes, continue l’orateur, des conseillers écoutés, qui détournent le Roi de convoquer les États, et qui rejettent le seul remède dont la France si gravement atteinte peut attendre sa guérison. Reste à répondre à leurs objections. Ils allèguent que « c’est chose dez long-

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