JTbid.;p
2. Cité par Dareste, Zssai sur F. Hotman, p. 22. — Taillandier, Op. cit. p 270:
MPamENOD ec Ep. 70.
CPS AVI + IbYd pp 719-778.
RE TEE
les rappellera constamment à la dignité de leur charge, et à la pratique de leurs devoirs ; il n’est fonction au monde plus haute que la leur et 1l faut qu'ils se souviennent que « les juges en l’Escripture sont appelez dieux, non parce qu'il y a plus d’ung Dieu, mais pour ce que rendant jusüice, 11z doivent despouiller tout ce qui est de l'homme et n'y apporter que ce qui est de Dieu‘ ».
Sur celte belle pensée se terminent les réflexions de Marillac & sur l’estat de la justice ». Ce sont les dernières lignes qui soient sorties de sa main, et en dehors de l'intérêt historique qu’elles présentent elles nous prouvent qu'il y avait en lui autre chose qu'un diplomate, autre chose qu'un homme d'État, mais qu'il y avait aussi un tempérament d'administrateur prompt à démasquer les abus, à en découvrir les causes, et soucieux de les détruire. Et l’on doit exprimer le regret qu'une mort prématurée l'ait empêché de donner sur ce point la mesure de sa valeur et de son talent. Nul doute, en effet, qu’une fois de plus il ne se füt associé à son ami L'Hospital pour travailler à cette grande œuvre de réformation judiciaire et administrative, dont le Chancelier poursuivit avec tant d’ardeur la réalisation.
À Fontainebleau, Marillac s'était, on l’a vu, élevé avec âpreté contre les prélats qui ne résidaient point dans leurs diocèses. Pourtant, il ne résida jamais dans les siens, ni à Vannes, ni à Vienne. Aussi faut-il croire que, dans ses attaques, 1l visait surtout ceux de ses collègues que leur intérêt ou leurs plaisirs seuls retenaient à la Cour, et non les prélats qui y demeuraient comme lui en raison d’une charge officielle. En fait, cette distinction était légitime, et