‹ Charles de MarillacChapitre 21 sur 200 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

5. Charrière, Négociations de la France dans le Levant (Coll. des Documents inédits de l'histoire de Fr.), 4. 1, p. 320.

L'année suivante, Marillac fit encore une fois le long et pénible voyage de Constantinople à Paris. Nous sommes instruits de son passage à Venise au mois de juin 1537 par cette brève mention de notre ambassadeur dans cette ville : « Le secrétaire de la Forest, venant de Constantinople pour aller en France, passa à Venize le mardi précédent”. » Quel était le but de cette seconde mission? Quelles négociations nécessitaient pour la deuxième fois l'envoi en France de Marillac? La rareté des documents relatifs à cette première partie de la vie politique de Marillac ne nous permet pas de répondre à ces questions. Tout ce que nous savons, c'est qu'il repartit de France par mer sur la flotte du baron de Saint-Blancart qui fit voile de Marseille pour Constantinople le 15 août 1537*.

Il n’arriva très probablement en Orient qu'après la mort de la Forest (sept. 1537). Il dut donc faire l'intérim de l'ambassade jusqu'à ce que le gouvernement eût été informé de sa vacance. Mais les deux missions du jeune secrétaire l'avaient fait remarquer de François I", et le Roi ne jugea rien de mieux que de lui donner la succession de son cousin, — @ La mort de la Forest, qui paraissait devoir priver Marillac d’un puissant appui à la Cour, fut donc au contraire l’origine de sa fortune *. » — « Après la mort de la Forest, ledict Marillac sans amis et sans faveur à la Cour que du Roy François [*, qui l’avoit ouy en deux voyages faits durant la négociation dudict seigneur de la Forest, fut faict chef de la charge d’ambassadeur, contre la brigue d'infinis autres favoris *. »

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