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avait paru très peu disposé à exécuter ses engagements. Sans cesse il présentait de nouvelles excuses, sans cesse il opposait de nouvelles fins de non-recevoir aux réclamations de François [*. Il y avait là pour la politique anglaise une situation à exploiter, et en faisant briller à propos aux yeux de la France la perspective d’une facile conquête du Milanais, Cromwell pensait bien avoir découvert le plus sûr moyen de la détacher de l'Empereur.
Il ne devait pas conserver longtemps cette illusion. Malgré les retards de Charles-Quint, François [* et Montmorency lui gardaient toujours leur confiance et plus que jamais le gouvernement français restait attaché aux idées de pacification qu'il défendait depuis la trêve de Nice. Le retour aux affaires de Thomas Cromwell l’avait vivement mécontenté et François I* avait de nouveau donné ordre à Marillac de ne prêter l'oreille à aucune des avances du ministre. À propos des offres faites au sujet de Milan il Lui réiléra ses instructions. L’ambassadeur fut chargé de remercier le roi d'Angleterre € de luy avoir hibrement exposé la practique qui luy avoit esté mise en avant. Toutesfoys, continuait François 1", quant à l'exécution de ladicte practique, vous luy direz, Monsieur Marillac, et ferez entendre dextrement, que pour estre l’amytié entre le Pape, l'Empereur et moy telle qu'elle est de présent, je ne vouldroys par ce moyen ny aultrement la diminuer ny altérer'. »
Marillac transmit aussitôt à Henry VIII la réponse de son gouvernement et, se faisant l'interprète des sentiments de la cour de France, il essaya à plusieurs reprises d'éclairer le monarque sur la voie dangereuse où il s’engageait. L'Angleterre n’avait-elle pas mieux à faire vraiment que