‹ Charles de MarillacChapitre 28 sur 200 · De Marillac au Roi, 25 octobre 1539. (/bid., p · texte numérisé non relu

De Marillac au Roi, 25 octobre 1539. (/bid., p

gresle, de beauté moyenne et de contenance fort asseurée et résolue, par laquelle elle donne assez à congnoistre que le tour et la vivacité d’esperit, quisemble estre en elle, supplye le surplus de beauté qu’on pourroÿt désirer” ».

Ce qui choquait beaucoup aussi les Anglais, c'était l’accoutrement ridicule de ces étrangers. Sans être raflinées comme à la cour de France, les mœurs de la cour d’Angleterre contrastaient néanmoins singulièrement avec les habitudes d'économie mesquine et le mauvais goût de ces petits souverains € pochi denari » d'Allemagne. L'’entourage de la reine fit un effet très malheureux. (Elle amène, dit Marillac, du païs de son frère en sa compaignie Jusques à douze ou quinze damoiselles, qui sont encore inférieures en beauté à leur maistresse et sont d’allieurs vestues d’une façon d’habit sy lourd et sy mal sayant, qu’à peine ne les trouveroyt-on que laydes, quant ores bien elles seroient belles”. » Marillac ne parle pas en particulier de la désillusion du roi; nous savons qu'elle ne fut pas moindre. A la première entrevue, 1l resta interdit : il oublia de tirer de sa poche le cadeau qu'il comptait offrir à la nouvelle reine. Aussitôt après 1l entra dans une violente fureur, disant qu'on ne pouvait s’en rapporter à personne pour juger de la beauté des femmes, que c'était une « vraie cavale flamande » qu'on lui présentait. I hésitait même à l’épouser. Finalement 1l s’y résigna *.

1. De Marillac au Connétable, 5 janvier 1539. (/Zbid., p: 154)

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