‹ Charles de MarillacChapitre 29 sur 200 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Moberly, Op. cit., p. 209. — Burnet, /istoire de la Réformation de l'Eglise d'Angleterre (traduite de l'anglais par Rosemond). « Le lendemain Cromwell demanda au Roi ce qu'il pensait de la Reine. Le Roi répondit qu'il doutait que la princesse fût fille, qu'elle sentait fort mauvais et qu'en étant plus dégoûté qu'auparavant il ne croyait pas être capable de consommer son mariage. » (Burnet, t. I, p. 374). — Mis de Jonquières, Ambassade de M. de Castillon en Angleterre (Revue des Deux- Mondes, mars 1891). :

AMBASSADE DE M. DE MARILLAC EN ANGLETERRE ou

C'est qu'il paraissait à Cromwell plus nécessaire que jamais de s'assurer des alliés contre Charles-Quint. Il ne fallait pas surtout jeter le duc de Clèves dans l'alliance franco-impériale qui prenait une tournure menaçante’. L'on apprenait à ce moment les splendides réceptions faites à l'Empereur, qui traversait la France pour aller châtier les révoltés de Gand. Puisque François I‘ ne voulait décidément pas s'unir à l'Angleterre, il fallait opposer à la coalition hispano-française une coalition anglo-allemande. Le voyage de l'Empereur avait en effet rendu Montmorency plus dédaigneux que jamais pour les avances du gouvernement anglais. Aussitôt après la soumission de Gand, le Connétable devait se rendre à Bruxelles auprès de l'Empereur pour y négocier avec lui la cession du Milanais. Aussi vantait-il à Marillac l'intimité de l'Empereur et du roi de France, intimité qui ne laissait pas que d’inquiéter singulièrement Cromwell”.

Et ce n’était pas assez que l’entente de François I et de Charles-Quint menaçât Henry VIIT : la cour de France comblait de faveurs le roi d'Écosse ennemi juré de l’Angleterre et le Connétable laissait percer ses sentiments dans ses refus continuels de donner satisfaction pour des affares courantes aux réclamations de la cour de Londres *.

Malheureusement pour Montmorency les fruits de l’amitié de son maître et de Charles-Quint tardèrent à venir. La date de son voyage à Bruxelles fut renvoyée de jour en jour. Le Connétable Jugea alors prudent de ne pas

1. Pour s'attacher même davantage le duc de Clèves, Cromwell méditait à ce moment le mariage de Marie Tudor, fille de Henry VII et de Catherine d'Aragon, avec le fils aîné du duc. (Lettre de Chapuis, ambassadeur impérial en Angleterre, à Charles Quint, 9 janvier 1540. Lanz, Correspondenz des Kaisers Karl's V,t. IT, p. 303.)

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