De Marillac au Roi, 14 juin 1541. (Corr. pol., p
3. Du même au même, 26 septembre 1541. (/bid., p. 341-345.) &. Du Roi à Marillac, 17 septembre 1541. (/bid., p. 340.)
AMBASSADE DE M. DE MARILLAC EN ANGLETERRE o1
formée de ses membres à l’advenant, plus grosse d’ossemens que de chair et de gresse, combien qu’elle soyt assez refaicte. Elle ressemble du visaige et singulièrement de la bouche au Roy son père, comme aussy du rire et du parler, excepté qu’elle semble avoir la voix plus virile pour femme que ledict seigneur n’a pour homme. Quant à la gorge, elle retire quelque peu à la feue Royne sa mère... Le tanct du visaige est fort tempéré et fraz et monstre à la regarder n'avoir point passé dix-huict ou vingt ans, combien qu’elle en ayt vingt-quattre. La beauté, Sire, n'est médiocre et se peut dire qu'elle est une des belles de ceste Court... Touchant les bonnes pars de l'esperit, j'estime, Sire, qu'aurez oy parler comme elle parle bien la langue française : ..….…. elle entend pareillement le latin et se délecte à lire les bons livres de lettres humaines, ezquels, chaque foys qu’elle se réveille la nuict, elle a son seul recours du temps qu’elle est molestée. Elle se délecte pareillement aux instruments de musique, dont entre aultres elle joue singulièrement de l'épinette. Et avecques tel scavoir acquis, Sire, tous ceulx qui conversent avecques elle affirment que avecques une grande doulceur et bénignité qu’on veoit en elle, on observe aussy une grande prudence à tout ce qu’elle faict et singulièrement à parler, en quoy elle est fort réservée. » Enfin € on aperçoit en elle toute la disposition qui peult estre requise en dame pour bientost avoir enfans” ».
A tous les points de vue, l'alliance projetée devait donc tenter la France. Malheureusement, les Anglais semblaient de moins en moins disposés «à en venir à la conclusion ». Les troubles d'Écosse n'étaient pas près d’être & composez », bien au contraire, et les relations de jour en jour