‹ Charles de MarillacChapitre 44 sur 200 · EE D · texte numérisé non relu

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où

Moreloch ou Marinack, envoyé par la France à Constantinople ". Les correspondances anglaises trompées par une vague similitude de nom identifient Marinack et Marillac. Mais un mois auparavant, en avril 1545, Harvel, ambassadeur de Londres à Venise, avait donné à ce mystérieux envoyé de la France un nom plus reconnaissable en l’appelant € Moluco* ». Il n’y a pas de doute qu'il ne s'agisse ici de Jean de Monluc que nous savons précisément avoir été dépêché à ce moment par François [* dans le Levant. «Moreloch, Marinack et Moluco » ne seraient donc qu'un seul et même personnage, Jean de Monluc, et il serait bien audacieux de conclure des documents dont nous venons de parler à un second voyage de Marillac en Orient.

Ce que nous pouvons affirmer plus sûrement, c’est que pendant ces quatre années Marillac ne dut point laisser s’affaiblir son crédit à la Cour. Une note biographique nous informe € qu'il fut appelé au service du Roy Henry estant dauphin où finalement il eut entière authorité et passoit tout le mesnage de la maison soubz sa main et intendance, mesme lorsque M. le Cardinal de Lorraine ÿ vint pour ce regard” ». Il sut sans doute s’attirer dans ce poste les bonnes grâces du successeur de François [*, car, très peu de mois après la mort de ce dernier, 1l était chargé, de concert avec M. de Brissac, d’une mission de confiance en Allemagne (juillet 1547).

Cette mission avait trait Qau faict du Duc de Savoye ». Dépouillé du Piémont par le roi de France en 1536, Charles II, duc de Savoie, s'était efforcé depuis lors d’intéresser à sa cause Charles-Quint et l'Allemagne. Il s'était

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