Zbid
2. Ibid., p. 9%. (I y a une interversion de pages dans le ms.)
présence dans les hauts cantons d’émissaires impériaux. L'Empereur semblait alors € tourner ses principaulx desseings » du côté de la Suisse. € Par dons, présens, promesses et par tous aultres moyens à luy possible 1l taschoit de séparer ces haults cantons des aultres et de les tirer à sa dévotion‘. » Ces agissements ne pouvaient qu’encourager nos envoyés à poursuivre avec plus d'activité leurs démarches. A Soleure, ils apportèrent aussi aux bourgeois « les salutations empressées du Roy très chrestien, leur ancien confédéré allyé et meilleur amy ». Henry If avait appris € la bonne volunté et disposition en laquelle ilz estoient de l’ayder et secourir, au cas où 1l seroyt assailly en ses Royaulme et Estatz ». IT les en remerciait et leur promettait d'en user de même à leur égard. Il les priait, comme tous leurs compatriotes du reste, & de ne point se diviser pour quelque différent de relligion ou aultre,… mais d’ung mesme cueur et volunté deffendre leurs libertez et franchises », si quelque ennemi les voulait attaquer. À Schaflouze les choses se passèrent de même?.
Le 6 août enfin, Brissac et Marillac arrivaient à Constance, ville impériale. Constance avait plus que tout autre à craindre les vengeances de l'Empereur, à cause de l’atüutude hostile qu'elle avait gardée pendant la guerre de Schmalkalde. On la « practiquoit mesme si vifvement qu'elle estoit en termes de se rendre à composition am yable avecques l'Empereur... pour n'avoir de quoy souldoyer les gens de guerre qu'il convenoit tenir pour sa garde ». Aussi les habitants conjurèrent-ils nos ambassadeurs « de remémorer au Roy l’ancienne amytié et affection qu'ilz avoient tousjours portée à la Maison de France ». Ils
1"7brae p. 95.