‹ Charles de MarillacChapitre 48 sur 200 · Jbid., p · texte numérisé non relu

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demandaient aussi à Henry IT d'intervenir en leur faveur auprès des Ligues suisses, pour que celles-ci les reçussent en leur confédération ‘. Brissac et Marillac envoyèrent à la Cour l'avis le plus favorable sur ces demandes. Il était évidemment de l'intérêt du Roi de soutenir la ville. « L'Empereur, écrivaient-ils, usant de commandement sur ceulx de Strasbourg etaultres villes, qui sont du costé de vostre Royaulme, Sire, 1l n'y à plus d’aultre issue que ceste cité de Constance par laquelle l'Allemagne vous puisse subvenir de gens*. »

De Constance nos envoyés prirent directement leur chemin sur Augsbourg. Ils y entrèrent le 15 août 1547. Le dessein de M. de Brissac était d'entamer au plus tôt la négociation dont 1l avait charge. Mais une indisposition subite le força à s’aliter dès son arrivée et le condamna pendant plusieurs jours à l’inaction*. Au commencement de septembre seulement 1l se jugea assez bien remis pour s'occuper de l'affaire qui l’amenait en Allemagne. Il sollicita aussitôt une audience de l'Empereur. Introduit en présence du souverain, 1] lui fit partdes volontés de son maître et de la proposition de mariage, qui, on pouvait l’espérer, devait mettre un terme à & la querelle de Savoye* ». Mais, malgré l’insistance de l'ambassadeur, 1l ne put tirer de son interlocuteur autre chose que des réponses vagues et évasives, et, lorsque peu de jours après 1l demanda de nouveau à être reçu par l'Empereur, celui-ci prit prétexte d’une indisposition pour s’y refuser. Il désigna en même temps M. de

4. De Brissac et Marillac au Connétable, 7 août 1547. (Zbid., p. 97-98.)

2. De Brissac et Marillac au Roi, 15 août 1547. (/bid., p. 99.) — Joindre aux lettres citées pour l'ambassade en Suisse de Brissac et Marillac « Ce qui fut proposé à Messieurs des Ligues par MM. de Brissac et de Marillac aux moys de juillet et août 1547 ». ({bid., p. 91.)

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