De Brissac au Roi, 15 août 1547. (/bid., p
&. « Mémoire des propoz qui furent tenus en troys assemblées faictes le XIE, XILE et XVe septembre à Auguste, 1547.» (1bid., p. 47.)
Granvelle, son garde des sceaux, le fils de ce dernier Antoine Perrenot de Granvelle, évêque d'Arras et le duc d’Albe pour discuter de concert avec Brissac les offres de la cour de France.
Les conseillers impériaux prirent rendez-vous avec notre représentant pour le 12 septembre. Ce jour venu, Marillac et Mesnage, ambassadeur ordinaire de France auprès de Charles-Quint, se joignirent à Brissac pour appuyer ses propositions et les délibérations commencèrent. M. de Granvelle parla le premier et, € reprenant les propoz que M. de Brissac avoit tenuz à son maistre », l’en remercia « en fort beau et honneste langaige' ». Mais la suite de son discours montra bien vite quels étaient au fond les sentiments de la cour impériale. Le roi Henry, dit Granvelle, parlait d’une & compensation » qu'il était disposé à accorder au duc de Savoie, en la personne de son fils, le prince de Piémont. Il offrait à ce dernier la main de madame Marguerite de Valois, sa sœur. C’étaient là sans doute de très louables témoignagnes de sympathie. Mais étaient-ils suffisants à faire oublier à la famille de Savoie l'injuste spoliation dont elle avait été victime? Granvelle ne le croyait pas et, se faisant l'interprète du duc Charles, il déclara même en son nom qu'il ne pourrait être question d’un rapprochement entre les maisons de France et de Savoie, avant qu'entière el légitime satisfaction eût été donnée au duc au sujet du Piémont*.
Toutes les objections de nos représentants restèrent vaines devant cette déclaration que Granvelle ne consentit à retirer n1 dès cette première conférence, ni au cours des deux autres débats, qui eurent lieu le 13 etle 15 septembre