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2. Du cardinal du Bellay à Henri IT, 5 janvier 1549. (Druffel, Briefe und Akten, t. I, p. 188.)
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négociations qui suivirent. Notre ambassadeur remplit à ce moment sa mission avec un zèle et une intelligence tout à fait louables. Il était informé de tout ce qui se passait à la cour et découvrait avec une parfaite lucidité les dessous de la politique. Ce n’était pas une lâche aisée, car, dans sa négociation avec Orsino, l'Empereur sut mettre en jeu toute son aclivité diplomatique. Il fit tout d’abord répandre le bruit que la France recherchait son alliance et qu'une «restriction d'amitié » était proche entre le Roi et lui. («Je ne puys penser, écrit Marillac, d’où ceste nouvelle est procédée, si ce n’est que ceulx-c1 peut-estre l’ayent faict entendre soubz main affin que par À 11z eussent plus de moyens de faire leurs affaires avecques le Pape’. » L'avis d’une union franco-impériale ne devait-il pas en effet effrayer le Saint-Siège et le déterminer à souscrire aux exigences de Charles-Quint?
Dans sa réponse à Orsino, qui € luy avoit sommairement faict entendre les raisons du droit que l'Eglize prétendoit avoir à Plaisance ? », l'Empereur fut surtout d’une habileté consommée. Il renouvela d’abord à Orsino et au nonce ses promesses, el avec une telle assurance que ce dernier, (rapportant bien bonne espérance dudict Empereur », expédia aussitôt un courrier à Rome pour demander au Saint-Père € l’ampliation des facultés® ». Charles essayait en même temps de s'assurer le succès par une manœuvre beaucoup plus adroite et que sut fort bien découvrir Marillac. On était informé à Bruxelles que les parents du Pape et surtout le cardinal Farnèse, son neveu, « Lenoient la main que l'affaire de Plaisance passast en toutes
4. De Marillac au Connétable, 23 février 1549. (Bibl. Nat., fr. 3098,