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sortes, plus tost que de venir en termes d’aigreur. » Ils étaient, l'Empereur le savait, assez bien disposés à agréer un arrangement ou même une composilion pécuniaire, Çaffin que si le bonhomme, temporisant en ces longues praticques, venoit à decedder, 1lz sauvassent au moings les escuz !». Que va donc faire l'Empereur, écrit Marillac? Il va renvoyer Orsino à Rome avec les plus belles paroles et le charger d'assurer à son maître que l'affaire de Plaisance s'arrangera pour le mieux, s1l consent à laisser venir ici le cardinal Farnèse. L'Empereur affirme au Pape que l'envoi de son neveu à Bruxelles est le meilleur moyen «de mectre fin à ce négoce, … à ceste fin, Sire, que ledict Cardinal est de toute ceste maison de Farnèse le plus affecüonné à l'Empereur* ».
Mais malgré tout, le Pape ne se laissa pas persuader. Les renseignements et avis communiqués par Marillac permettaient au gouvernement français d’édifier ses agents auprès du Saint-Siège sur l’état des affairés. Le roi faisait même parvenir à MM. du Bellay et d'Urfé les dépêches de son ambassadeur à Bruxelles”. Ainsi informés, nos représentants continuaient leur œuvre et ne perdaïient pas une occasion d’exciter contre l'Empereur les ressentiments du Pape.
Ils y réussirent, car, au commencement du mois de mai”, Orsino était de retour à Bruxelles, mais porteur d’un double refus. Le Pape ne consentait ni à l’envoi de « facultés plus larges », ni au départ du cardinal Farnèse.
1. De Marillac au Roi, 6 novembre 1549. (Bibl. Nat., fr. 3099, p. 208- 209.)
2. Du même au même, 21 mars 1549. (Bibl. Nat., fr. 3098, p. 185.) — Orsino partit le 19 mars.
3. Du Roi à Marillac, 15 mars 1549. (/bid., p. 180.) — Du Roi à du Bellay et à d'Urfé, 8 juillet 1549. (Druffel, Briefe und Akten,t.1, p. 241.)