‹ Charles de MarillacChapitre 66 sur 200 · Ibid., p. 360 et · texte numérisé non relu

Ibid., p. 360 et

lences tant aux eglizes qu'à leurs maisons” ». Les catholiques de Strasbourg s’estiment beaucoup plus malheureux qu'avant l’Intérim, et il en est de même dans la plupart des Villes "0

Les « prescheurs de l’Intérim » n'étaient pas mieux traités. Ceux que l'Empereur avait envoyés aux pays de l'électeur de Brandebourg, — qui avait promis pourtant de faire exécuter l'ordonnance, — « avoient esté chassez des eglizes avecques gros tumulte et sédition * ». En même temps l'Allemagne était inondée de pamphlets publiés par les théologiens protestants. Ces écrits et les prédications étaient un excitant pour le peuple. Aussi les révoltes s’accentuaient-elles. Les Magdebourgeois avaient fait imprimer et répandre dans toute l'Allemagne un violent manifeste, « où 1lz disent, écrit Marillac, que, puisqu'ilz n’ont peu à justes conditions recouvrer la grâce de l'Empereur, 1lz ont du tout proposé de se deffendre et endurer tous les malheurs qu’il plaira à Dieu leur envoyer plus tost que d’endurer la tyrannie et servitude où on les veult réduyre* ».

Mais « l’on disoit surtout merveilles de la force des villes maritimes et de celles de Saxes ». En ce dernier pays, le frère du duc Maurice de Saxe, Auguste & avoit si bien remué mesnage, que la pluspart des nobles adhéroient à luy et qu'on parloit aussy de le faire cappitaine de la Ligue des villes maritimes * ».

La France entra de bonne heure en relations avec ces villes par l'intermédiaire du Rhingrave Philippe de Salm, que la cour impériale estimait être l’un des plus dange-

De Marillac au Roi, ? juillet 1549. (Bibl. Nat., fr. 3099, p. 59.) 1bid.

Du mème au même, 15 avril 1549. (Bibl. Nat., fr. 3098, p- 209.) Du même au même, 5 mars 1549. (/bid., p. 169.)

Du mème au même, ? juillet 1549. (Bibl. Nat., fr. 3099, p. 60.)

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reux agents de la politique française en Allemagne‘. Au mois de février 1549, Marillac transmettait au Roi les plaintes des ministres de l'Empereur à ce sujet. « L’evesque de Bresme, écrivaitl, qui est icy comparu, a dict qu'on avoit veu audict Bresme ambassadeur de votre part, Sire, qui faisoit toutes sortes de practiques avecques le Comte de Mansfeld et aultres du païs”. » Vers la même date, les avis des chargés d’affaires anglais en Allemagne signalent expressément les intrigues du Rhingrave. Le bruit courait que le roi de France avait envoyé 100,000 écus aux villes maritimes * et qu'il ne ménagerait rien pour entretenir la résistance en Allemagne. Fort heureusement pour la France la cour impériale dut se borner à des accusations assez vagues. L'on ne put saisir dans l’Empire aucun des agents de Henry IE. Vainement l'Empereur ordonna-t-l d'arrêter tous les € serviteurs » du Roi à Strasbourg * nement essaya-t-on de s'emparer de la personne du Rhin-

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grave”. L'on ne réussit point à acquérir une preuve formelle et absolue des menées françaises en Germanie. Et cependant l'Empire « parut bientost prez d'entrer en plus

grande combustion qu'il n’avoit jamais esté, si l'Empereur

n'y donnoil ordre* ».

4. « Quant à ce qu'avez entendu de la négociation du Rhingrave en Allemagne dez le partement du président Sainct Mauris et crainte que ledict Rhingrave avoit de passer oultre... vous faites bien de vous en enquérir » (De Charles V à Simon Renard, son ambassadeur en France, Bruxelles, 28 mai 1549. Papiers d'Etat de Granvelle, t. WT, p. 359.) — Pour la lettre de Simon Renard à laquelle il est fait allusion dans la lettre précédente, cf.: Archives Nationales, K, 1488 (B7, n° 126,) Cette lettre n'est pas datée. De Marillac au Roi, 23 février 1549. (Druffel, Briefe und Akten, , p- 204.)

Du même au même, & avril 1549. (Bibl. Nat., fr. 3098, p. 199.) Du Roi à Marillac, 29 mars 1549. (Zoid., p. 192.) De Marillac au Roi, 15 mars 1549. (/bid., p. 177.)

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