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2. Ibid., p. 87. — Froude, History of England, t. IV, p. 397-400.
car 1lz entendent bien qu'il n’y à riens que ledict Empereur ne fasse pour empescher l'accord d’entre eulx et moy’. »
C'était bien là en effet, comme le supposait Henry Il, le véritable objectif de la politique de lord Edward Seymour. La mission de William Paget prouva que les conjectures du Roi étaient justes. Elle avait en somme pour but d'obtenir assistance de l'Empereur, en faisant valoir auprès de lui, suivant les prévisions d'Henry Il, l'entente qui était près de se négocier entre la France et l'Angleterre. L'on prétendait bien que Paget venait à Bruxelles pour visiter le prince d'Espagne ; mais, écrit Marillac, « cella auroyt esté beaucoup mieulx colloré soubz le nom d’aultre personnage, seigneur ou gentilhomme du païs, que dudict Paget, que tout le monde scayt estre filz d’ung sergent de Londres, et qui de mon tems n’estoit que huissier de salle et premier clerc de la chambre du conseil ordinaire de son maistre * ». Au reste notre ambassadeur toujours bien informé sut bientôt que Paget & avoit mis troys articles en avant auprez de l'Empereur. » 1° Il demandait la confirmation «des traitez el confédération mutuelle », que l'Angleterre et Charles-Quint, comme maître des Pays-Bas & avoient pour la deffense des deux païs ». 2° Les effectifs de troupes et les secours en argent, que chacun d'eux devait fournir à l’autre en cas de guerre, avaient été rappelés à l'Empereur par l’ambassadeur. 3° Et pour sanctüonner ce renouvellement d'alliance, Paget avait enfin proposé le mariage d’une des filles du roi des Romains avec le roi d'Angleterre son maître*.
1. Du Roi à Marillac, 11 juin 1549. (Bibl. Nat., fr. 3099, p. 36.)