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pereur portant sauf-conduit, pour comparoir par deçà et négocier sur le faict de leur réconciliation". » Grâce à la fermeté de la Diète, l'affaire semblait donc en bonne voie, lorsqu'on apprit tout à coup que Maurice de Saxe avait reçu de l'Empereur l’ordre de marcher contre Magdebourg”*. Après s'être formellement engagé à ne point entamer les hostilités avant la comparution des rebelles à Augsbourg, Charles s'était brusquement décidé à les assuillir.
Comme le remarqua Marillac, il y avait à autre chose qu'une déloyauté, il y avait une très habile manœuvre. L'Empereur voulait par cette attaque inopinée pousser à bout ceux de Magdebourg ; il comptait les amener ainsi à commettre des actes d'hostilité tels qu’il pût avoir dès lors & juste occasion d’emploier contre eux l’ayde de l'Empire” ». Aussi les Magdebourgeois, irrités de cette duplicité, firent-ils bientôt savoir à la Diète qu'il leur était pour le moment impossible de venir se disculper à Augsbourg, « veu que tout le monde leur courroyt sus * ». Les révoltés de Brême, qu'on n'avait pas encore attaqués, semblèrent, il est vrai, plus conciliants: ils annoncèrent leur arrivée à Augsbourg. & Ils monstreroient là, disaient-ils, ne tenir à eulx qu'ilz ne se réconcilient avecques l'Empereur, pourveu qu'il ne leur parlast point de changer leur religion, ny fasse compte qu'ilz fussent pour jamais accepter son Intérim”. » Mais les longues discussions auxquelles donna