Ibid, fol. 46 vo et 47 ro
4. De Marillac au Roi, 28 octobre 1550. (Zbid., fol. 55 r°.) Sur le siège de Magdebourg par Maurice et les négociations de l'Empereur avec cette ville, voir Ranke, Deutsche Geschichte, t. V, p. 177-187. — De Thou, Historiarum sui temporis libri CXXXVII (trad. fr. par Desfontaines, Lebeau, etc.), t. I, p. 432-434.
5. De Marillac au Roi, 28 octobre 1550. (Bibl. rs fr. 15917, fol. 95 r°.)
lieu l’arrivée des ambassadeurs brêmois, n’eurent pour Brême qu’un avantage: on ne put l’attaquer comme on avait attaqué Magdebourg.
Les hostilités étaient nettement engagées à ce moment entre cette dernière ville et l'Empereur, et les Magdebourgeois semblaient disposés à résister énergiquement. «Ils estoient plus animeux et obstinez que jamais’. » Les encouragements de la France étaient pour eux «un excitant ». À la nouvelle de l’attaque de Magdebourg, Marillac avait aussitôt fait ressortir au connétable de Montmorency les avantages que la France pouvait retirer d’une intervention active auprès des Réformés. «Il seroyt soubz correction, Monseigneur, fort à propoz, écrivaitil, de faire conforter secrètement ceux de Magdebourg ou par le moyen de quelque Alleman, ou par quelque personnaige des nostres, qui sceust dextrement faire cest office et ne fust point de ces cerveaux esventez qui scandalisent bien souvent le maistre et la nation. Si le Roy veult seullement soubz main favoriser quelque peu les nouvelletez qui nais- ‘ tront en Allemagne, l'Empereur se trouvera enveloppé de difficultez telles qu'il n'en sortira de sa vie”. » Des ouvertures formelles avaient d’ailleurs été faites sur ce point à Marillac. Plusieurs membres de la Diète ( personnaiges d'estime, luy avoient baillé un petit escript dressé par forme de discours », où étaient exprimés les vœux de l'Allemagne. Notre ambassadeur était chargé de transmettre cet avis à la cour de France *. Une ligue, disait cette déclaration, se constituait en ce moment entre les princes les plus puissants de l'Empire. Les rois de Dane-
1. Du cardinal du Bellay à Montmorency, janvier 1551. (Druffel, t. I, p. 569.)
2. De Marillac au Connétable, 7 octobre 1550. (/bid., p. 514.)