‹ Charles de MarillacChapitre 91 sur 200 · Du même au même, 9 décembre 1550. (/bid., p · texte numérisé non relu

Du même au même, 9 décembre 1550. (/bid., p

mark et de Pologne s’y étaient joints. « Les choses estant ainsy, pour conforter et entretenir ces alliez, 1l ne seroyt pas hors de propoz qu'il y eust quelque prince de grande puissance et qui fust redouté lequel voulust s’unir avecques eux, .. de sorte que par tel moyen la puissance de l'Empereur, qui aultrement s’augmenteroyt de plus en plus, seroyt de tant diminuée qu'il auroÿt pour l’advenir bien peu d’auctorité en Allemagne”. »

Ces ouvertures ne pouvaient qu'être agréables à la politique française. Le roi de France mandaït donc à Marillac de redoubler d'activité & pour donner cueur à ceulx de delà? ». Et le connétable de Montmorency informait notre ambassadeur que la Cour, de son côté, ne restait pas inoccupée. Les menées de la France étaient en elfet très vivement conduites «dans les cartiers de Magdebourg » et l’un des plus fidèles serviteurs de Charles, Lazare de Schwendi, ne cessait dans ses lettres d’en faire ressorür le danger à son maître. « En ceste rébellion, lui écrivait-1l, conviennent les pratiques et voluntez de plusieurs Princes, Roys et citez qui desirent quelque mauvaise aventure, ... et je crains que le roy de France ne s’y mesle et veuille par tel moyen donner affaire ailleurs à Vostre Majesté*®. »

Cependant les prévisions de Marillac se réalisaient. L’attaque inopinée de Magdebourg n'avait eu d'autre but que d'amener les révoltés à des actes d’hostilité ouverte, pour décider ensuite plus facilement les États à prêter contre eux aide et secours à l'Empereur. Celui-ci représentait à la Diète, sous les plus noires couleurs, l'audace des rebelles ;

1. « Adviz baillé à M. de Marillac sur ce qui est expédient touchant les affaires d'Allemagne. » (Ibid., p. 543.)

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