‹ Charles de MarillacChapitre 92 sur 200 · Du Roi à Marillac, 7 janvier 1551. (/bid., p · texte numérisé non relu

Du Roi à Marillac, 7 janvier 1551. (/bid., p

3. De Lazare de Schwendi à l'Empereur, 7 novembre 1550. (/bid., p. 529.)

il insistait sur les violences commises par eux chaque jour vis-à-vis de leurs voisins. L'on devait défendre contre eux, ajoutait-1l, la cause de l’ordre menacé. Il fallait que les États consentissent aux sacrifices que leur demandait l'Empereur.

Mais la Diète résistait toujours. Il ressortait du dernier manifeste des Magdebourgeois qu’ils combattaient seulement pour leur religion et qu'ils n’entendaient nullement s’insurger contre l’ordre public, comme l'Empereur persistait à l’affirmer. & Lesdicts de Magdebourg, écrit Marillac, ont de nouveau faict imprimer et publyer un escript dans lequel 1lz disent... leur dernière délibération de s’exposer à toutes extremitez de malheur, plus tost que de permettre que l'Empereur puisse altérer leur relligion par le moyen de son Intérim’. » Les États prétendaient donc qu'on devait envoyer aux révoltés un nouveau saufconduit, suspendre les attaques dirigées contre eux et les admettre à s'expliquer à la Diète*. Devant l’insistance de l'Empereur, voici cependant quelle fut l'offre finale des députés : les États devaient « composer quelques condi-

tions gracieuses pour offrir à ceulx de Magdebourg », et si

ces derniers les refusaient, l'Empereur pourrait employer contre eux 50,000 florins par mois pris sur le &« Dépôt de l'Empire », c’est-à-dire sur les contributions votées lors de la dernière Diète *.

Charles jugea ces offres inacceptables. Il refusait l’assignation sur le dépôt de l'Empire et demandait 100,000 florins une fois payés et après 60,000 florins tous les mois ‘. Mais les États demeurèrent inflexibles. Ils préférèrent

De Marillac au Roi, 28 octobre 1550. (Bib. Nat., fr. 15917, fol. 55 r°.) Du même au même, 27 novembre 1550. (/bid., fol. 69 r0.)

Du même au même, 2 décembre 1550. (Zbid., fol. 72 vo-73 r°.)

Du même au même, 9 décembre 1550. (Zbid., fol. 76 r°.)

accorder quelques subsides au roi des Romains pour préserver l'Allemagne des Turcs’ que fournir à l'Empereur les moyens d'entretenir une guerre civile. En présence même des graves événements qui signalaient les débuts de cette lutte intestine, ils crurent de leur devoir de faire une fois de plus appel à la clémence de l'Empereur. Ils le «requirent » encore « de recevoir ceulx de Bresme et de Magdebourg à honnestes conditions de réconciliation ® ». Au même moment, des ambassadeurs de Hambourg, de Lünebourg et de Lübeck essayaient d'amener une entente entre l'Empereur et les rebelles*.

Au reste, en Allemagne, la majorité était de cœur avec les révoltés. À Augsbourg on priait publiquement pour eux. Et l'Empereur ayant fait afficher dans la ville une proclamation contre les rebelles, les affiches furent lacérées dans la nuit. Les choses allèrent donc de jour en Jour en s’aggravant. Le duc Maurice de Saxe, qui assiégeait Magdebourg*, annonçait qu'il craignait fort que la révolte ne prit le caractère & d’une esmeute universelle® ». Aussi Charles s’estima-t:1l heureux d'accepter finalement les secours qui lui étaient proposés par les États. La « question des rebelles » restait pendante comme celle du concile : les conséquences pouvaient en être plus sérieuses encore.

Du même au même, 17 février 1551. (Zbid.. fol. 114 r°.) Du même au même, 27 janvier 1551. (/béd., fol. 107 r°.) Du même au même, 10 février 1551. (/bid., fol. 111 vo.)

&. Prêt à ce moment à abandonner le parti impérial, l'Électeur s’acquittait mollement de la mission qui lui était confiée. « Lui aussy, écrit Marillac, escript qu'il luy semble qu'on doibt recepvoir lesdicts de Magdebourg à raisonnable et amyable composition. »

5. De Marillac au Roi, 3 février 1551. (Bibl. Nat., fr. 15917, fol. 110 ro.)

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