‹ Charles de MarillacChapitre 93 sur 200 · YU · texte numérisé non relu

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Au moment où les embarras les plus graves s'opposaient ainsi aux projets de Charles-Quint, une très malheureuse coïncidence se produisait: la famille impériale, dont l'union eût été alors si nécessaire, se trouvait divisée, et divisée par une question d'intérêt : la question de la succession à l'Empire.

Lorsqu'en 1530, après la diète d’Augsbourg, la scission se fût accentuée entre les partis, Charles s'était résolu à prendre toutes les mesures nécessaires pour affermir sa situation politique. Il avait alors décidé les Électeurs de l'Empire à choisir comme roi des Romains son frère Ferdinand, qui devait l'aider à accomplir la lourde tâche dont il était accablé”. Son fils Philippe était à peine âgé de trois ans ; lui-même allait être obligé de quitter pour longtemps peut-être l'Allemagne, appelé «lleurs par des affaires pressantes. L'on comprend aisément que, dans ces conditions, l'appui dévoué de son frère n'ait point paru inutile à Charles et qu'il ait songé à lui déléguer ses pouvoirs en Allemagne et sa succession au litre d'Empereur.

Les deux frères gouvernèrent longtemps dans la plus parfaite harmonie. Mais une question restait irrésolue : si Ferdinand devait succéder à Charles, quel serait le successeur de Ferdinand? Cette question fut posée par Ferdinand lui-même avant la guerre de Schmalkalde. Cette guerre pouvait coûter la vie aux deux frères ; n'étaitil pas nécessaire, dans l'intérêt des Habsbourg, de pré-

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