ACTE III, SCÈNE III
LE DAUPHIN
Cependant on conspire ; une secrète ligue....
Il est vrai.
Oui.
CLISSON
LE DAUPHIN
Vous savez sa ténébreuse intrigue.
CLIS'S ON. • , PECQUIGNY, i part. »
CLISSON
Je sais le nom , le rang des conjurés j iLeurs secrets à demi me sont par eux livrés.
J’ai pénétré le reste et l’honneur qui me guide....
Dieu !
♦ Ose-tu....
Moi!
PECQUIGNY , b«.
CL I S SON, bas.
Ne crains rien : je ne suis point perfide ,
LE DAUPHIN
Votre accusateur n’en imposait donc pas ;
Et quand de Pecquigny la crainte , l’embarras Confirmaient mes soupçons...
CLISSON
Pecquigny plus qu’un autre , Devait défendre un cœur soupçonné par le vôtre.
Il m’a jugé bien mal , mais je veux l’excuser ,
De faux rapports sans doute aidaient à l’abuser.
Il m’aura cru tout prêt à me rendre coupable De quelque lâcheté dont je suis incapable.
Qu’il observe ma vie , elle peut lui ntontrer Des vertus qu’il ignore et qu’il doit honorer.
PECQUIGN Y.
J’en conviens, mon erreur , une fausse apparence...
CUISSON
Élaitrce donc assez ?
PECQUIGNY
Le doute.
L’évidence.
Moi , je n’avance rien sans des gages certains.
| LE DAUPHIN
Ceux que vous possédez, livrez-les dans mes mains Quels sont les conjurés ? Parlez, je vous l’ordonne.
CLISSON
Prince , je me défends sans accuser personne.
LE DAUPHIN
<ÿv
A nommer des pervers vous pourriez balancer ?
CLISSON
J’aime mieux vous servir que de les dénoncer.
Voulez-vous à leurs coups m’exposer sans défense ?
CLISSON
Et si je les préviens.
LE DAUPHIN
Vous?
CLISSON
J’en ai l’assurance.
0 LE DAUPHIN
Vos moyens , quels sont-ils ?