ACTE IV, SCÈNE II
LEIJU:i ‘ UI >-
Ne me déguisez rien.
\ ous avez eu tous deux un secret entretien :
Quel en fut le sujet ? •'• 3 S|
PE CQ UI G Pi Y, bas à Clisson.
wMuk
Il sait notre querelle 5 Qui nous a pu trahir ?
C L I S S O N T lias à r«cquigny,
7 H f U"* Tiens , regarde , c’est elle.
CATHERINE
Va , j’ai deviné tout et j’ai tout dénoncé; ’ .
Va , d’un projet terrible , odieux , insensé,
Il n est plus temps ici de nier l’existence.
Inhumains ! pensiez- vous tromper ma vigilance? Dans le sang d un ami vous vouliez vous baigner J ai prévu le forfait , j ai su vous l’épargner.
D’un combat criminel abandonnez l’envie.
pecquign y.
Moi, poursuivre ses jours ! lui menacer ma. vie !
LE DAUPHIN
Eh bien , si 1 amitié vous joint çncor tous deux , Il faut a l’instant même en resserrer les nœuds : Que sa main devant moi se place dans la vôtre. C’est l’unique moyen de bannir l’un et l’autre , Et l’erreur d’une épouse et mon propre soupçon.
Approchez, Pecquigny; n'hésitez point , Clisson : Quoi, vous vous refusez cette marque d’estime?
Vous continuez trop bien mon doute légitime.
Il me suffit.
cl iss à S;
Pourquoi vos ordres absolus Forcent-ils deux amis...
LE DAUPHIN. .^73
Non , vous ne l’êtes plus.
Non , votre inimitié malgré vous se déclare }
Je vois quelle fureur vous arme et vous égare.
Des indices frappans m’ouvrent enfin les yeux.
C’en est trop : je pénètre un mystère odieux.
(Ri gardant Pecquigny.)
L’un de vous me trahit
et soupçonné par l’autre
L’un de nous vous trahir ! quelle erreur est la vôtre. Ali ! jugez mieux de nous. Quand je fus accusé , Pecquigny devant vous ne m’a point excusé.
Je m’en suis plaint à lui trop vivement peut-être. Convaincu de ses torts ; mais , sans les reconnaître , Par ma fierté blessée il s’est vu défier.
Il a fait le dévoir d’un brave chevalier.
Il marchait au combat , prêt à me satisfaire.
Est -ce là vous trahir ?
PECQUIGNY, Us.
Magnanime adversaire !
( Haut. )
Il est vrai. J’eus des torts ; j’en rougis , et je vois
■Üi
ïV