‹ Charles de Navarre, tragedie en cinq actes;Chapitre 51 sur 65 · CI) ANVILLE · texte numérisé non relu

CI) ANVILLE

qui suit mes pas , demande à vous parler rrands secrets dont il veut vous instruire ,

Prince,

LE DA 01’ Il IN.

J’en puis savoir plus qu’il ne m’en veut dire,

Sortons

LE ROI DE NAVARRE, PECQUIGNY

, moi ?

LE ROI DE NAVARRE

Quoi ! l’on me fuit. Pecquigny , demeurez.

PECQUIGNY

Je marche sur ses pas : cherchez vos conjurés ,

Sire , allez du Dauphin leur promettre la tète :

De la France , à ce prix , méritez la conquête !

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LE ROI DE NAVARRE

PECQUIGNY

J’ai vu l’écrit par la rage conçu :

Votre main l’a tracé , votre agent l’a reçu.

Osez le démentir.

LE R O I DE NAVARRE

Non, vous pouvez tout croire.

PECQUIGNY

Il est donc vrai , cruel , vos complots....

PECQUIGNY

J’en fais gloire.

Et je fus votre ami ! Que j’en rougis ! Adieu.

LE ROI DE NAVARRE

Où courez -vous ?

PECQUIGNY

Vous perdre.

LE ROI DE NAVARRE

H n’est plus temps. Ce lieu , Paris , le prince et vous , tout est sous ma puissance.

Le peuple me seconde et mon armée avance.

Ah ! j’y vole.

LE ROI DE N AVAR RE

Imprudent! penses-tu m’échapper?

Qui sort sans mon aveu , la mort doit le frapper. L’ordre est dicté.

PECQUIGNY

Grand Dieu! le régent sans défense!

Et votre main coupable a signé la sentence !

LE ROI DE N AVARRE

Il le faut.

'î-Ste.

PECQUIGNY

Ali ! qu’il vive.

Qu’il vive

LE ROI DE NAVARRE

Il subira son sort.

Il est perdu.

PECQUIGNY

Donnez-moi donc la mort.

LE ROI DE NAVARRE

lledoulc-la : frémis.

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