‹ Charles de Navarre, tragedie en cinq actes;Chapitre 57 sur 65 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

CLISSON, PECQ U IG N Y , chevaliers parti* . sans de Pecquigny.

PECQUIGNY

Amis , suivez-moi tous.

CLISSON

N’avancez point, perfides î

PECQUIG NY.

Quel est 1 audacieux qui vient chercher la mort?

CLISSON

Un guerrier qui la braVe et qui plaint votre sort.

Ces accens , ce langage,...

CLIS SON.

Ils ne sont point d’un traître.

PECQUIGNY

Je reconnais Clisson.

CLISSON

Tu m’as dû reconnaître.

Mais toi , cruel ! à de vils attentats ,

Mon cœur , je 1 avourai , ne te reconnaît pas.

Que dis-tu ?

PECQUIGN Y.

CLISSON

Le Dauphin....

PECQUIGN Y.

Je viens sauver sa lète.

Ces guerriers avec moi pour son escorte...

CUSSON

Arrête.

Je t’entends ; voilà donc vos généreux secours ! Du prince, à ta prière , on épargne les jours;

On lui permet la fuite.

PECQÜIGNY.

Elle est trop nécessaire.

Il est vrai , j’ai fléchi son superbe adversaire ;

Mais il faut se hâter. Jusqu’au prochain rempart, Nous devons du Dauphin protéger le départ ;

Là , dérobant au glaive une illustre victime ,

Nos bras...

CL1SSON.

Tu connais bien son rival magnanime.

ï> ECQUI G N Y.

{ CLISSONi

Au pied des murs il l’eût assassiné.

PECQÜIGNY.

CLISSON

Le fer était prêt et l’ordre était donné.

PECQUIGN Y.

Quels garans ?

CLISSON

Les aveux d’un lâche satellite Qui devait, pour frapper, se glisser dans ta suite.

Comment?

Lui!

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