D’AULNAY
Gouverneur et Lieutenant général pour le Roy
en Acadie pais de la Nouvelle-France.
Du Port-Royal ce 20 novembre 1644.”
(1) Archives de l’Etat du Massachusetts, Boston. Suffolk Deeds, lib. 1er, p. II.
(2) La plupart de ces documents ont été traduits en anglais par Endicott.
On voit, par cette lettre, que d’Aulnay était enchanté du succès de ses démarches à Boston. Il n’oublia pas non plus de se parer des titres qu’il avait enfin reçus, après les avoir si longtemps convoités. Cependant, ayant appris que madame de La Tour avait été reconduite dans son fort, par des vaisseaux anglais, il écrivit une longue lettre au gouverneur Endicott en l’accusant d’avoir brisé les conventions conclues avec lui. Les Bostonnais répliquèrent par une lettre sévère qu’ils confièrent à M. Allen. Quand il reçut cette lettre, écrit Winthrop, il entra dans une grande rage et déclara à M. Allen qu’il ne ferait pas de réponse ; il lui interdit l’entrée de son fort, mais il lui donna un logement dans sa poudrière dépourvue de porte. Il y alla chaque jour et prit ses repas avec lui. Enfin, il écrivit une lettre pour demander satisfaction de l’incendie d’un moulin et il le menaça de se venger. Ces échanges de correspondances, entre d’Aulnay, de La Tour et les Anglo-Américains, font voir le caractère de ces deux hommes. Le premier paraît d’une prétention extraordinaire, le second, plus accommodant, et assurément plus sympathique.