‹ Charles de Saint-Étienne de La TourChapitre 5 sur 70 · ST-ETIENNE · texte numérisé non relu

ST-ETIENNE

Ses nombreux services lui obtinrent de nouvelles promotions. En 1608, il fut créé maréchal des camps de la cavalerie légère, ainsi que l’attestent deux reçus dont l’un daté du 16 mai 1608, l’autre du 21 juillet de la même année. Le premier se lit comme suit :

“ Edme de Sainct-Estienne reconnaît avoir reçu de Pierre Descarry, trésorier-général des guerres la somme de 600 livres pour services. . . (3).”

Le 13 février 1614, la reine charge Edme de Saint-Etienne de porter une lettre aux magistrats de la ville de Troyes pour informer les Troyens du départ des princes ayant à leur tête le prince de Coudé. “ Elle espère que le duc de Ventadour et le seigneur de Boissise, que le roi lui envoyé, détermineront son retour. Elle

(1) Archives Nationales : Pièces originales, 2749.

(2) Les mêmes.

(3) Les mêmes : 2789.

invite les Troyens à s’opposer à toutes pratiques contre l’autorité de son fils et à croire ce que dira le porteur de sa lettre le seigneur de Saint-Etienne (1).”

Au siège de la ville d’Epernay, Edme de Saint-Etienne fut fait prisonnier avec sa femme. C’est lui qui, en qualité de capitaine, était le commandant de cette place.

A la bataille de Prague, il était colonel de cinq cents chevaulégers et s’y distingua. Au mois de mars 1619, en réponse à une lettre très élogieuse que le ministre lui avait adressée, il écrivit la lettre suivante :

“ Monsieur de Puissieux,

Conseiller du Roy en son Conseil d’Etat et

Secrétaire des Commandements de Sa Majesté.

Monsieur.

Ce m’est assez d’honneur d’être fellicité et récompensé par quarante-six années de services qu’ay rendus à l’Estat et couronne de France. Puisqu’il a plu à Dieu vous en rafraîchir la mémoire, je ne manquerai jamais de m’acquitter fidellement de mon debvoir et de regarder les occasions de servir, comme je pense avoir faict en ce voiage et tiendrai ma condition très heureuse d’estre employé par votre faveur. . . me promettant destre honoré de vos commandements, et destre toute ma vie.

Votre très humble et obligé serviteur,

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