Muratori, XIII, c
. A. N., J. 703, n° 463; Leibnitz, Codex..….,'Tl, p. 241.
ES
de l'accueil de l'archevêque de Cologne, mais il ne pouvait écrire de nouveau aux électeurs avant d’avoir reçu leur réponse à sa première lettre ; il consentait à envoyer un représentant auprès des électeurs et en remettait la désignation au roi; mais il refusait de retarder le couronnement de l'électeur de Bohême, dont le roi se défiait, et d'interdire à l'archevêque de Trèves de patronner la candidature de son frère. C'était au roi, dont Henri de Luxembourg était vassal, qu'il appartenait d'écrire dans ce sens. Au fond, l'archevêque de Cologne seul restait acquis ; l'archevêque de Trèves s'était détaché du roi pour soutenir son frère !, il s'était rallié l'archevêque de Mayence, qui soutenait Henri de Carinthie, candidat à l'électorat de Bohême ? : tous trois étaient devenus des adversaires irréductibles. Le palatin, comme le montre la bulle du 22 octobre 1308, était peu sûr; finalement il se rallia à l’archevêque de Cologne ?. Celui-ci était déjà lié par traité avec le margrave de Brandebourg # et le duc de Saxe-Lauenbourg, candidat à l'électorat de Saxe ?, avec l'engagement mutuel de s’entendre sur le choix du candidat et de voter pour le même. Or, Henri de Luxembourg, secrètement soutenu par le pape, ne leur inspirait aucune défiance, et il pouvait compter sur des partisans très fidèles, aussi fut-il élu le 27 novembre 1308 6,
Le pape pouvait refuser de ratifier l'élection, et Philippe le lui demanda 7, mais il n’en fit rien. Le roi fut très irrité$, mais il ne pouvait s’en prendre au pape auquel les circonstances avaient permis de faire réussir ses desseins sans agir directement ?.
A AN", 3103, n°463; Wenck, o. c., p.. 109 ; Leroux, o, c., p. 430. 2, Wenck, De Le 108 et 118; bout 0107 pe 190: 3. Wenck, o. c., p. 126.
4, Son fils Fe ARERTe renouvela ce traité le 21 octobre, Wenck, o. c., 5. Wenck, o. c., p. 115.
6. Wenck, o. c., p. 129; Leroux, o. c., p. 131 ; De Puymaigre, p. 387, — 19 juin 1311, bulle de Clément V sur la manière de le couronner, Reg., V, p. 264-271.