Wenck, o. c., p
Quant à Charles de Valois, il ne garda nullement rancune au pape de cetéchec, et il continua à l'aider à aplanir ses difficultés avec le roi de France !. Mais l’échec de cette tentative semble avoir dégoûté Charles de sa couronne d'Orient : dès 1309, nous le voyons tenter de se débarrasser de cette entreprise; il y réussira en 1313. Sa femme, Catherine de Courtenay, était morte à la {in de 1307 à une date controversée : d’après le Mémorial Noster? ce fut le 2 janvier 1308 ?, mais d'après Jean de Saint-Victor ce fut le 9 ou 10 octobre 1307 ?, et les obsèques auraient eu lieu à Saint-Ouen le 12 octobre. C'est cette date qu'il faut accepter, car il est certain que Jacques de Molay était présent à ces obsèques dans l’église des frères prècheurs de Paris, or il fut arrêté la nuit suivante, Si cette mort n'enlevait pas à Charles les droits sur l’Empire, que Catherine lui avait cédés, elle diminuait son désir de cette couronne. Remarié en juillet 1308 à Mahaut, fille de Gui de Saint-Pol°, Charles de Valois était entraîné vers d’autres ambitions par une jeune femme qui n'avait aucun intérêt à conquérir l'héritage des enfants du second lit. Dès lors la suite de l’entreprise orientale allait être remise à la fille aînée de la seconde union, Catherine, héritière des droits de sa mère, et à celui qui deviendrait son mani, aucun fils né de cette union n’ayant survécu. :
Il fallait donc marier Catherine : elle était fiancée à Hugue de
Bourgogne ©, mais ce prince ne parut pas en état de conquérir