‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 152 sur 432 · Jakob Schwalm, Neues Archiv, 1900, p · texte numérisé non relu

Jakob Schwalm, Neues Archiv, 1900, p

révolte, Philippe le Bel prépara une armée contre lui, mais il fut devancé, et les Flamands prirent Courtrai, échouèrent devant Tournai, et vinrent assiéger Lille !. L'armée française fut alors groupée en quatre corps : le premier à Douai avec Louis le Hutin; le second à Saint-Omer avec Philippe, comte de Poitiers ; le troisième à Lille avec Louis d'Évreux, et enfin le quatrième à Tournai avec Charles de Valois et Charles le Bel ?. La France était exaspérée par les impôts causés par les Flamands, et les seigneurs étaient « ardents et épris de la guerre * ». Dans ces conditions, le peuple souhaitait d’en finir avec ces adversaires, qui n'observaient aucun traité. Mais Enguerrand de Marigny arriva à Tournai avec l'intention de faire la paix; il entra en pourparlers avec Jean de Namur. Charles de Valois, soutenu par Louis le Hutin, s’opposa énergiquement à ces négociations #, mais Marigny possédait l'esprit du roi et il l’emporta, soutenu par Louis d'Évreux qui se tenait du côté du favori ?. Les conventions de Marquette sortirent de ces négociations, et Charles de Valois, comme représentant du roi, les garantit et les promulgua 6. Cette paix souleva l’opinion dans toute la France : cette immense armée, sûre de la victoire, qui se disloquait sans combat, parut victime d’une trahison. Même les chroniqueurs officiels disent que l’armée revint « impuissante, s'étant laissé duper honteusement ? ». Quant aux autres, tous d’une voix unanime accusent Marigny d’avoir vendu la paix $. Il était difficile

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