‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 157 sur 432 · V. ci-dessous, P. J., n° X · texte numérisé non relu

V. ci-dessous, P. J., n° X

7. Enguerrand reçut la garde des enfants de Robert de Tancarville, et maria la fille aînée, Isabelle de Tancarville, à son fils, A. N., JJ 41, n° 190 et JJ 45, fo 12.

NN 225; mo:

: En capitalisant à 10°), ce qui est le maximum; mais nous pouvons cependant citer des exemples de ce fait : Compte de l'Orient, B.E. C., 1890, p. 79; en 1312, rachat de 300 livres de rente pour 3.000 1., A. N., J 164, n°#8%retc,

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Au début, Enguerrand fut laissé tranquille; mais il était si peu sûr de son sort qu'il avait pris des précautions dès le règne de Philippe le Bel. Il avait supplié, dit-on !, le roi mourant d'intercéder pour lui auprès de son fils Louis; Philippe se contenta de dire à Louis de ne pas le dépouiller de ses biens s’il trouvait qu'il avait bien servi, mais d’en faire ce que bon lui semblerait. Le roi était à peine mort, que Louis X interdit à Enguerrand de s'occuper à l'avenir du Trésor royal et de quitter la cour sans avoir rendu ses comptes ?, Comme l’a démontré M. Borrelli de Serres, Enguerrand avait profité de la faveur royale pour ne pas rendre de comptes, et administrer à sa guise ?. Dans la crainte de donner des armes à ses adversaires il venait de faire instituer une enquête devant Louis d'Évreux, Gui de Saint-Pol et d’autres personnages #. Ces commissaires avaient examiné les comptes de trois années à peine quand le roi mourut. Jusqu'en janvier 1315, la commission, d’ailleurs remaniée, et où étaient entrés Charles de Valois et beaucoup d'ennemis du favori, fonctionna régulièrement : le 24 janvier, elle ratifia les comptes de Marigny, et les approuva ©. M. Lacabane s'indigne de ce que ce quitus n'ait pas clos le procès de Marigny dont la condamnation est venue annuler cet acquittement. Mais si l'acte du 24 janvier reconnaissait la régularité de la gestion de Marigny, qu'il avait été facile au favori de faire régulière, il ne se prononçait pas sur l’ensemble de sa conduite. Un nouveau procès put renaître sur d'autres accusations, et celles qui avaient été examinées jusque-là furent laissées de côté.

Ce fut au mois de mars que le procès fut rouvert f, à la suite

. Rapport de Guillaume Baldrich, B. E. C., 1897, p. 12-13. . Recherches..…., p. 330-1. A, N., JJ 50, n°115; B. E. C., 1841-2, p. 15. . Ibidem.

6. Cont. de Nangis, H. F., XX, p. 612; Ch. de Saint-Denis, XX, p. 693; J. de Saint-Victor, XXI, p. 659; Geoffroi de Paris, XXII, p. 155; D’Herbomez, 0. c., p. 495.

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d'une querelle entre Enguerrand et Charles. Le roi et sa cour étaient à Vincennes, délibérant sur les finances : comme on s'étonnait de trouver le Trésor vide, Enguerrand dit que le feu roi avait tout dépensé. Charles s’écria qu'Enguerrand avait volé, et qu'on devrait l'obliger à restituer ce qu'il avait pris.

Enguerrand ! :

Encore pensait il grant estre Qui ne prisa ne roy, ne mestre

lui répondit qu'il le ferait très volontiers, mais que lui, Charles,

avait reçu sa bonne part ?, ce qui était vrai. Charles alors entra

dans une violente colère, et déclara qu'il ne reparaitrait pas à la cour tant qu'il n'aurait pas été vengé. On dut même faire disparaître Enguerrand, qu'il aurait tué de ses mains *. Ne pouvant l’atteindre, il demanda son procès, promettant de prouver les plus terribles accusations contre lui. Louis X accepta, et Enguerrand fut enfermé au Louvre, le 11 mars 1315 : mais c'était son propre logement comme gardien du Trésor, et Charles obtint son transfert au Temple, où il fut conduit, le 13 mars, au milieu des injures et des huées du peuple #.

Le 15 mars, Enguerrand comparut à Vincennes devant le roi et sa cour, et maître Jean d’Asnières développa longuement les quarante et un chefs de l’accusation. Ce personnage, dans lequel il est facile de reconnaître un des hommes de loi au service de Charles de Valois 5, plaida longuement, mais nous n'avons que le résumé de sa plaidoirie 6.

1. Extrait d'un poème dont Marigny est l’un des héros, et qui est intitulé : L'aventurier rendu à danger, p. 345 (B. N., imprimés, Y 6160, in-8).

2. Cont. de Nangis, H. F., XX, p. 612 ; Ch. de Saint-Denis, XX, p. 693 ; Geoffroi de Paris, XXII, p. 155.

3. Ch. de Saint-Denis, A. F., XX, p. 693; Geoffroi de Paris, XXII, p. 153.

4. Cont. de Nangis, A. F., XX, p.612; Ch. de Saint-Denis, XX, p. 693; J. de Saint-Victor, XXI, p. 659; Geoffroi de Paris, XXII, p. 155.

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