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nagés, que contre le roi. Les ligues en Artois étaient bien contre la comtesse, cela est prouvé; mais contre qui étaient dirigées celles :
D'Anjou, de Poito, de Bretaigne, De Chartrain, du Perche et du Maine. !
Remarquons d'abord que, dans les actes des ligues que nous possédons, figurent seulement des seigneurs secondaires, et des vassaux indirects de la couronne; on n’y trouve ni le duc de Bourgogne, ni la comtesse d’Artois. Ce fut une des causes, insuffisamment mise en lumière, de la faiblesse des ligues que cette coalition contre elles de la haute noblesse avec le roi. De plus, il faut remarquer que c’est surtout dans les apanages : Artois, Anjou, Maine, Bourgogne et Champagne, que le mouvement des ligues a été violent, ce qui a aussi son importance pour la physionomie des événements et une juste appréciation de ce qu'était l'apanage. Les ligues d'Anjou et du Maine étaient si bien constituées contre Charles et Philippe de Valois, que, le 8 octobre 1317, Amauri de Craon, Henri d’Avaujour, et Jean de Vendôme, s'excuseront de ce reproche : « que nous avions faites alliances et confraries jurées en prejudice d’eus, de leur henneur et noblece et juridition, et pour ce eussent mis main en nos terres. » ?, Amauri et Jean déclareront qu'ils n’ont pas fait partie des ligues, et Henri que : « jassoi ce que nous eussiens esté serementé d’aucunes nouveles confraries et alliances faites par aucuns nobles des dites terres et d’ailleurs, nous, a celles alliances, n'avions eu propos ne entention de faire ne acorder chose qui feist contre le droit et la noblece de nos diz seigneurs * ». Tous s’engagèrent à aider leurs comtes à amener la dissolution des ligues qui duraient encore. Cet acte éclaire sin-