‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 178 sur 432 · juillet 1317, B. N., Brienne · texte numérisé non relu

juillet 1317, B. N., Brienne

3. Cte de Soultrait, Znventaire, ce. 626 . Ibidem, ce. 626; Du Chesne, Hist. des cardinaux français, IL, p. 286. 5. Cte de Soultrait, 0. e., p. 618-626.

défendre, elle et l'enfant qui naîtrait d’elle !, Mais comme Philippe était le plus fort et faisait bon accueil à tous ?, chacun s’empressa de lui porter ses hommages ?, plus ou moins rapidement, mais toujours avec le désir d’en être récompensé.

Qu'allait être l'attitude de Charles de Valois? La régence pouvait appartenir à Eude de Bourgogne, tuteur des enfants de Clémence, M. Lehugeur a mis ce point en lumière #, Charles n'avait aucun parti pris contre Eude ou contre Philippe et, à notre avis, s'il s’est rallié de suite à Philippe, c’est surtout parce que Philippe avait pour lui la force. Car, Charles de Valois n’a jamais prétendu à être le chef d’un parti « féodal », et chercher ce motif à l’attitude de Charles c’est attacher plus d'importance que lui aux principes. Nous allons voir, au contraire, que toute sa conduite a été dictée par ses intérêts matériels, et n’a eu d'autre but que d'obtenir du roi la plus grande somme d’avantages.

Philippe s’empressa de consolider sa situation avec habileté et sans scrupules : le 17 juillet 1316, il traita avec Eude de Bourgogne, tuteur de Jeanne, fille aînée de Louis X, ne réservant à celle-ci, au cas où il ne naïîtrait pas de fils, que la Navarre et la Champagne. Jeanne et sa sœur furent confiées à Agnès, leur tante *, mère d'Eude, qui jura, le 9 août 1316, de

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