‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 186 sur 432 · Cont, de Nangis, 1. F., XX, p · texte numérisé non relu

Cont, de Nangis, 1. F., XX, p

9. Plusieurs compagnons de ce voyage sont connus, R. D., 1, 22-26.

10. A. N., J #11, n° 38; De Limburg-Stirum, o. c., II, p. 83.

11. À. N., J 1, n° 39; Vredius, Corpus chronicorum Flandrie, II, p. 192; De Limburg-Stirum, o. e., II, p. 295.

pas avant le 15 août, à rendre à Louis de Nevers son fils qu'il lui avait confié, et à ne le remettre à aucune autre personne !, Philippe V ne pouvait voir d'un bon œil cette alliance qui fortifiait le comte de Nevers et froissait Louis d'Évreux 2 A sa demande, Jean XXII pria Charles de ne pas marier sa fille à Louis, fils d'un ennemi du roi et de la France %. En même temps, Philippe accorda la paix à Louis de Nevers, reçut son hommage, lui rendit ses biens confisqués “ et accorda à son fils la main de sa fille Marguerite 5. Pour apaiser Louis d'Évreux, le roi lui accorda pour son fils Philippe la main de Jeanne de France. Charles de Valois se voyait joué dans cette affaire, il n'y souscrivit qu’en juillet 1320 7, après de longues négociations qui retardèrent le mariage de Marguerite de France.

Pendant toute cette période, Jean XXII entretint avec Charles de Valois une correspondance active : il reçut de lui en ambassade Jean de Cherchemont, doyen de Poitiers. Le pape lui répondit qu'il verrait sans doute Charles de Valois dans une entrevue ménagée avec les rois de France et de Sicile, et il pria Charles de remettre à cette date leurs explications $. Puis le pape sollicita Charles, à plusieurs reprises, de ne pas s’écarter du roi, de ne pas donner cette arme à ses adversaires : le 17 avril®, puis le 29 10, il lui écrivit dans ce sens. Dans la dernière bulle,

12 BAN- Jat., 9492, 10 558 P, J., n°>XIV.

2. Jean XXII intervint auprès de Ch. de V., et lui demanda de se réconcilier avec Louis, Arch. Vat., Reg., 1102, fo 7.

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