‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 187 sur 432 · A. Coulon, o. c., n · texte numérisé non relu

A. Coulon, o. c., n

J. Perir. — Charles de Valois. 12

après l'avoir prié d'aider ses légats envoyés pour ramener les alliés à l'obéissance, il lui dit que sa présence près du roi serait agréable, et ses conseils acceptés sans hésitation 1, Pareilles prières se renouvelèrent le 8 mai, accompagnées de la demande de ramener Charles de la Marche dans l’obéissance ? : on comptait donc sur l'influence de Charles de Valois et sur ses bonnes dispositions. Cet acte prouve de plus que Charles de la Marche était de nouveau hostile au roi, et que l'acte d’alliance du 48 mars n'avait nullement brouillé Charles de Valois et Charles de la Marche. De pareilles lettres étaient adressées à ce dernier : elles parlaient aussi de mansuétude, et laissaient toujours espérer que la réconciliation serait généreusement payée . La paix se fit car, le 9 juin 1317, Jean XXII félicitait Charles de Valois de l'union qui régnait enfin dans la famille royale, et le priait de la maintenir #.

A plusieurs reprises toutefois, Jean XXII renouvela encore à Charles ses conseils d'union , et c’est seulement en 1321 qu'une mention de la Chronique Parisienne anonyme place la paix définitive. Mais c'est sans doute de la fin de l’année 1317 que datent (car elles sont sans date dans les registres pontificaux) les bulles les plus importantes au sujet de l'attitude de Charles de Valois : au roi, Jean XXII rappelait les services rendus par Charles, et ceux qu'il pouvait attendre de lui dans la situation critique où 1l se trouvait. Jean XXII priait Philippe de se rattacher son oncle par des faveurs, pour le lier entièrement à sa cause, et l’intéresser à ses affaires 7. À Charles, le pape adressait

1. 29 avril 1317, « tua nimirum circa latus suum accedet et tua grata presentia, tuaque sibi directiones et consilia erunt indubitanter accepta », À. Coulon, o. c., n° 208.

2. Arch. Vat., Reg. 109, fo 64 vo et 79 ; Reg. 110, fo 54 vo,

3. Le roi non seulement se : « pium regem exibebit et dominum set in omni mansueludine et caritate germanum », A. Coulon, o. c., n° 352.

LAN Soulon, 0102, moa01T

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