‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 201 sur 432 · Lehugeur, o. e., p · texte numérisé non relu

Lehugeur, o. e., p

8. Avril 1320, il y rencontra le roi de Sicile, et le pape offrit à tous deux des esturgeons, Arch. Vat., Introitus et Exitus, 38, f° 16 et 26 vo.

9. Cont. de Nangis, H. F., XX, p. 627; J. de Saint-Victor, XXI, p. 672; Ch. Parisienne anonyme, XI, p. 54; Villani, Liv. IX, e. 107 et 108.

10, 6 mai 1320, appel aux habitants de Brescia, Rayn., XIV, c. 995.

générosité duquel il dut se remettre !. Galéas le reçut d'ailleurs avec honneur, et capta si bien sa faveur que Philippe fut accusé d'avoir trahi les Guelfes ?. Galéas lui aurait promis, dit-on, un riche domaine en Italie, s’il voulait l'aider #. De leur côté, les Gênois gagnèrent aussi les bonnes grâces de Philippe 4 qui, après un triste trajet, rentra en France « inglorieux et sans rien faire, dolent et courrouché » 5. Il y avait du moins gagné de l'argent, car il avait reçu du pape et de Robert, roi de Sicile, des subsides fort importants 7. Des difficultés s'élevèrent d’ailleurs avec Robert au sujet de cette solde; elles furent portées devant le pape qui, le 15 décembre 1321, demanda des délais pour trancher la question 8.

Sans régner sur l'esprit du roi, Charles de Valois n’en eut pas moins une certaine influence ? : ne tenait-on pas assez, en effet, à le ménager pour payer son adhésion ? Il nous reste done à voir ce qu'il obtint, grâce à son attitude : dans une bulle que l’on peut dater du 14 juin 1320, Jean XXIT implore le roi en faveur de Charles, criblé de dettes, et le prie de lui accorder quelque chose sur ce que lui doivent les Flamands, Ses dettes avaient été contractées, disait-il, tant au service du roi que pour tenir

1. Cont. de Nangis, H. F., XX, p. 627; Ch. Parisienne anonyme, XI, p. 54; Villani, liv. IX, ce. 108.

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