Ibidem, caj. 4, n
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8. Le 2 août d’après Lajard, Hist. Litt., XX, p. 124-122; le 13 août d’après l’obituaire de Jumièges, H. F., XXII, p. 420.
dévoué à la croisade; il léguait 9.000 1., mises en dépôt au Temple !, destinées à l’œuvre de la conquête de l’Aragon et de la Terre-Sainte. La croisade aragonaise n’en bénéficia pas, car les relations prirent une tournure plus favorable à la paix : le 3 mai 1293, Charles promit de renoncer à ses droits sur l’Aragon ?, d'abandonner ses conquêtes et ses prisonniers si la Sicile était restituée à son beau-père, et si la paix sortait de l’entrevue décidée pour la Madeleine suivante entre Charles II et Jacques d'Aragon. L'année suivante, Célestin V, dans son court pontificat, approuva les conditions de la paix entre l’Aragon et la Sicile, les notifia à Philippe IV en l’exhortant à la sceller, et pria Jacques d'Aragon de venir à Isola pour en conférer avec lui”. La lutte qui éclata alors entre la France et l’Angleterre fit d'Édouard Ie, jusqu'ici neutre, un ennemi. Coalisé avec les ennemis aragonais et flamands, et avec le roi d’Allemagne, Adolphe de Nassau ‘, il attira l'attention de Philippe le Bel et de Charles de Valois d'un autre côté, et cela les disposa aux concessions pour apaiser l’Aragon.
Boniface VIII, qui venait d’être élu pape, travailla pour la paix ; en février 1295, il annonça son élection à Charles de Valois”; et, pour le bien disposer, lui accorda de nombreuses faveurs spirituelles 6, et prescrivit, le 13 février, à Simon, cardinal de Préneste, de lui faire remettre le legs de Jean Cholet, que Charles voulait obtenir sans remplir les intentions du cardinal7. En même temps, Boniface VIII exhortait Frédéric IIT
4. Testament : Arch. Oise, H 975; B. N., Picardie, 54, p. 293. Le 15 octobre 1293, reçu de cette somme par le trésorier du Temple aux exécuteurs testamentaires, À. N.,J 426, n° 10; L. Delisle, Mémoire sur les opérations financières des Templiers, p. 161.
RAIN, Ji987, n0418:1) 945;m016: