Ordonnances, XII, p
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Une autre concession de Charles de Valois est aussi peu désintéressée : le 8 juin 1321, il abandonna aux habitants d’Angers le droit de chasse « a toute beste grosse et menue », sauf au gerfaut et au faucon, dans la garenne de la quinte de la villef. En échange, il obtint pour six années une redevance annuelle de 32 deniers par arpent de vigne, et de 2 sous par arpent de terre ou de pré. D'où une recette qui continua à porter le nom de garenne : « Item les comptes de la garenne de la quinte d'Angers de l'an mil tfxxum, jusques a la Toussaincts l'an mil iexxvir? ». Dès le 29 décembre 1321, Charles de Valois mandait au receveur des garennes d’Anjou?, de payer 2.716 livres tournois assignées sur les produits de cette redevance
Charles de Valois prit aussi des mesures de police et de salubrité publique ; il est intéressant de signaler ces attributions des seigneurs de ce temps. D'abord à plusieurs reprises il ordonna d’enfermer telle ou telle personne à la léproserie du Grand-Beaulieu , pour éviter la contagion dans ses États ; d’autre part, une ordonnance promulguée au nom de Charles de Valois par sa Chambre des Comptes, institua, de l’avis des commissaires enquêteurs envoyés à Angers, deux boulangers et deux prud'hommes chargés d'inspecter la fabrication du pain dans cette ville 6
Tels sont les faits connus de l'administration de Charles de Valois dans son apanage : nous avons vu que, comme dans le domaine royal, tout agent croyait de son devoir d'étendre sans cesse, à tort ou à droit, le pouvoir et le domaine du prince, et que s’il y avait plus de justice chez ce dernier, ses conseils
4. A: N.,.P 1145, f0 32; P 1117, fo 32: P 43341, fo 33: P 43341, n°6: Arch. Hôtel-Dieu d'Angers, À 1, fo 33; Hone VIII, n° 3499; Ordonnances, XII, p. 451; ei he F2 die II, p.281.