‹ Charles Démia et les origines de le̕nseignement primaireChapitre 26 sur 54 · RAYONNEMENT DE L'ŒUVRE DE DÉMIA · texte numérisé non relu

RAYONNEMENT DE L'ŒUVRE DE DÉMIA

mais c’est surtout dans la région lyonnaise que l’influence directe de Démia se fit sentir utilement.

A Saint-Étienne, notamment, l’autorité du Directeur et du Bureau d'éducation de Lyon s’exerça sans contestation. Saint-Étienne n’était alors qu’une ville de vingt mille âmes environ, et nous avons dit plus haut dans quel misérable état y végétaient les écoles. En 1675, le curé Guy Colombet, aidé de quelques généreux donateurs, fonda une école de garçons et, pour la diriger, il demanda un maître à Démia, qui lui envoya l’abbé Maze, précédemment chargé de l’école Saint- Nizier, à Lyon. Cette école stéphanoise, qui ne fut définitivement ouverte que le 3 mai 1679, se constitua à peu près dans les mêmes conditions que celles de Lyon. Des personnes charitables, trenteneuf exactement, avaient souscrit une somme de 4 215 livres. Sur cette somme, 3 000 livres devaient être versées dans la caisse de l’Hôtel-Dieu, avec la charge pour lui d’affecter au salaire d’un maître d’école un revenu annuel de 150 livres. Le surplus, soit 1215 livres, était laissé à la disposition du curé pour la construction d’une chapelle ou oratoire où serait établie l’école. L’intention des fondateurs était que « l’ouvrage \\A per durable ». Ils s’inspiraient de Démia jusque dans leur langage : « L’aumône d’une bonne éducation, disaient-ils, est plus profitable aux pauvres que la simple nourriture du corps ». Et Démia, dans ses Remontrances, avait écrit:

« Quand on fournit aux pauvres des vivres contre la fatm et des vêtements contre la rigueur des saisons, ce sont là

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