LES PETITES-ÉCOLES A SAINT-ÉTIENNE
des bienfaits passagers... Mais la bonne éducation est une aumône permanente; et la culture des esprits des jeunes gens est un avantage en eux qu’ils possèdent pour toujours et dont ils tirent des fruits tout le temps de leur vie. »
Une autre école des pauvres fut fondée à Saint- Étienne, en 1683, l’école Notre-Dame, sur la rive droite du Furens. Cette fois, un seul donateur, un marchand, contribua à la dépense. Il assurait, sa vie durant, pour le traitement du maître, un revenu annuel de 150 livres, — - c’était le taux ordinaire, — et il s’engageait, en outre, à laissera sa mort, un capital de 3000 livres, « de quoi faire construire solidement une école, en sorte que Les frais d’installation fussent au moins de 1 500 livres ».
L’organisation des écoles stéphanoises était en tout point calquée sur celle des écoles de Lyon. Des « courriers », des inspecteurs, furent établis en 1687 : un ecclésiastique, un laïque, chargés de la surveillance permanente des maîtres et des élèves. Et ces inspecteurs, quand ils se présentaient dans une école, devaient déclarer qu’ils les visitaient « de l’autorité de monseigneur l’archevêque et de l’ordre de M. Démia, directeur général des écoles ». Précédemment, en 1681, avait été institué un Bureau d’éducation, composé de sept membres ; le curé, trois laïques, trois ecclésiastiques ; mais ce bureau était en quelque sorte suîfragant de celui de Lyon.
C’est à Bourg aussi, dans la ville natale de Démia, que son action s’exerça particulièrement. On y institua un Bureau des écoles à l’image de celui de Lyon. La première assemblée de ce Bureau eut lieu le 24 mars 1685, en présence de