‹ Charles Démia et les origines de le̕nseignement primaireChapitre 29 sur 54 · RESSOURCES FINANCIÈRES DES PETITES-ÉCOLES · texte numérisé non relu

RESSOURCES FINANCIÈRES DES PETITES-ÉCOLES

Les ressources financières du Bureau des écoles ne furent jamais bien considérables. Les écoles des pauvres restèrent pauvres elles-mêmes. Au temps de leur plus grande prospérité, vers 1725, les recettes n’équilibraient pas les dépenses. Mais, au début surtout, la caisse était à peu près vide. Ce fut un acte de témérité ou tout au moins de courage que Démia accomplit, lorsqu’il entreprit son œuvre sans savoir comment il pourrait y suffire. C’est seulement en 1670 que le Consulat se décida à lui venir en aide, et bien parcimonieusement, par une subvention de 200 livres. A de nouvelles demandes de Démia le Consulat ne répondit pas. 11 fallut attendre l’année 1731 pour que ce maigre subside fût porté à 500 livres.

A la fin du xvne siècle, les finances municipales de la ville de Lyon étaient ruinées. Le Consulat, fort dépensier pendant le règne de Louis XIV, avait imaginé, pour se procurer des ressources, d’emprunter un peu partout, à Paris notamment. Les prêteurs versaient leur argent à fonds perdus, moyennant une rente viagère. L’opération fut des plus fructueuses. Dix millions et davantage tombèrent dans la caisse municipale. Dans la liste des prêteurs, on relève des noms comme ceux de

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