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tien des écoles ; que ces écoles fussent absolument gratuites, les maîtres n’ayant rien à prétendre des élèves, pas même pour fourniture d’encre, de plumes, de papier, ni pour la location de la maison d’école ; qu’enfin elles fussent simplement primaires et qu’on n’y enseignâtpas le latin (1), « le collège des Révérends pères Jésuites ayant été établi pour cela ». Au cas où les clauses de la donation ne seraient pas scrupuleusement remplies, il était stipulé que la rente reviendrait et serait acquise « aux pauvres du grand Hôtel-Dieu du pont du Rhône ». En outre, sur les 1002 livres de la rente, l’archevêque spécifiait que, s’il venait à mourir avant Démia, 400 livres par an seraient payées à Démia, « afin de reconnaître ses soins et son zèle, dans l’établissement d’écoles qui ont rendu de grands services, en instruisant les enfants, en les rendant propres aux arts et manufactures, de manière que l’on a reconnu amendement notable dans le peuple et gens de métier ».
Sans être aussi abondantes que l’eût souhaité Démia, les donations des particuliers furent pourtant assez nombreuses : elles témoignent qu’il n’avait pas prêché dans le désert. Quelques-unes sont d’une certaine importance. Elles attribuent aux Petites- Écoles des rentes perpétuelles de 50, de 100, de 300 livres, ou bien des sommes une fois données : le maître des postes de Lyon verse une somme de 2 000 livres pour l’école de Saint-Pierre. Les donateurs sont généralement des bourgeois, des mar-
(i) Le latin était, malgré tout, enseigné dans quelques écoles primaires. A Saint-Étienne, en 1687, sur 507 garçons, 70 environ sont recensés comme latinistes.