‹ Charles Démia et les origines de le̕nseignement primaireChapitre 33 sur 54 · LIBÉRALITÉS DES PARTICULIERS · texte numérisé non relu

LIBÉRALITÉS DES PARTICULIERS

chands, des libraires, des nobles aussi. Les moins riches ont à cœur de contribuer à l’œuvre : tel un bon bourgeois, qui, en 1676, fait preuve au moins de bonne volonté, en ^établissant une rente de 30 sols à partager entre une école de garçons et une école de filles.

Les libéralités privées, donations ou legs, ne cessèrent pas après la mort de Démia; mais avant de mourir, le fondateur des Petites-Écoles de Lyon, dans son testament, avait pris toutes les précautions possibles, dans la mesure de ses moyens, pour assurer l’avenir de ses chères fondations.

Par ce testament daté du 30 septembre 1689 et rédigé quelques semaines avant sa mort, Démia instituait comme ses légataires universels les directeurs du Bureau des' écoles de pauvres de Lyon (1). Et il leur indiquait avec précision quel emploi ils devraient faire de ses biens. Aucune des œuvres auxquelles il avait consacré sa vie n’était oubliée. Ce testament est comme le résumé de son activité. Démia pense, avant de mourir, aux hôpitaux déjà fondés ou à fonder, aux pauvres ecclésiastiques, mais par-dessus tout aux écoles et aux communautés d’hommes et de femmes qu’il avait instituées, pour préparer de bons maîtres et de bonnes maîtresses d’école.

(i) Camille de Neuville mourut en i6g3, quatre ans après Démia, et la même année que Gabriel Nicolas, le successeur de Démia.

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