ET C A R O L I N E
ous le jugez bien sévèremeni; , mon père, si vous pensez T , y E R N i: U I L père.
nomme, SI jamais vous êtes père, vous apprendrez
ce qui se passe dans le mien • mille i?n conduite à tous les pères de iJ-
k ve’.. fi c® ^ '1®'’ moment, ont
u'és Te l n’eût violé que des pré-
r,.?i ’ ' “* P'^ydonnerois, et je m’en sens capable; mais sa
1^01 tune renversee, sa réputation perdue, et le mépris det honnêtes gens , sont-ce là des clnînères ,’ MousIeirTRantl traTïii classe du -peuple, vendant son tems et son
tTnee auv onlrages del’opu-
lence, dénué enfinde cztteeuergie qui relève une a, ne dégradée et lui rend son premier lustre , tel est votre frère. EsUce à ceo traits que je dois reeomioître mon fils ?
<5 J ' 1 , . . E R- N E U I L fils.
situation fait sa gloire ; elle est l’elfet de la i^oble résistance qu’il opposa à l’adversité.
TTIJ 1, E E. N E U I L père.
" oeulTl ®"tôtement. Cet héroïsme prétendu
- peut tenir contre PeYampin rtia Jj ti •
oii’iin vrîJ J Z , ua luus ses devoiFs ,
conlervT^ f perseverer dans s an odieuse conduite,, de oe conseiver une femnie. . . . 7
Verneuil fils , ^finement Comme il y en 'a peu. Une femme eliarmante.
TT O VerneuîL père.
Une femme charmante!, lisent tout dit , ouaud ils ont nro nonce ce mot-là. Mais je veux qu’elle soit telle qu’elle vous P lu , qu elle mérité jusqu’à un certain point le^ rare élone que vous m’eu faisiez tout-à-l’heure., qu’en faut-il c-mMurfî
n'uTit' ascément,sans’ douceur, sans queues
frTrè T ’ P®f -ch-e , elle n’exerceroit pointsiir vTtve
TT ,7 J ®'“pme aussi absolu. Mais si toutés les femmes noilr
UndrfauT ‘^®^ poJrVél
rlerf nT “"T partis, qu’en arriveroit- il ? La ruine des familles, le renversement de l’ordre , le méoris de ' ton e paternelle, et plus tard, les reorets T?ho„fe ei T
ksicïété^T't eUra"^" di^proportîénné est un attentat contre socicLc , ec elle a au armer les loix' contre les séductions
dan sexe^ et les fdles passions de l’au^ »:e,
P Verneuil lils.
/-.es idees, mon père,, justes et vraies en oéd^raî
“®’^¥'?%Monfrè.l cst.ui.hom»;
CHARLES
Verneuil pere.
A vos yeux. Aux miens ce n’est qu’un reT^elle que rien ne peut justifier,
Verneuil fils.
Je le juslifierois, mon pere , si vous vouliez m’entendre ^vec tranquillité.
Verneu il père.
Vous ne pouvez rien me dire que vous n,e m’ayez déj^ dit. Finissons et laiss(z-moi.
Verneuil fils.
Encore un mot, de grâce.
Vous abusez de ma patience.
Verneuil fils, '
Si vous voyiez son épouse...
Verneuil père,
Son épouse , dites-vous ? Une inconnue...
Verneuil fils.
Ses parens sont honnêtes.,
Verneuil père.
Sans fortune...
• Verneuil fils,
La votre est ponsidérable.
Verneuil père,
Sans naissance...
Verneuil fils.
C’est un don du liazard.
verneuil père,
Et peut-être sans éducation.
Verneuil fils.
Son langage, ses principes annoncent un esprit cultivé et Vjn cœur pur,
V E R N E U I L père.
Jeune insensé ; et quelle preuve vous en a-t-elle donné ? En est ce une que d’avoir quitté sa patrie en fugitive , que d® d’être unie à votre frère contre les loix et sans mon aveu.
Elle étoit enfant alors^ etnepréyoyoitpas les suites funeste.,.. Verneuil père,
r A la bonne heure ; majs 'votre frère étoit un homme failJj^ 0t n’a agi qu’avec connoissance de cause.
Verneuil fils vivement.
Sa femme <;st donc innocente.
' Verneuil père.
Et quand elle le seroit qu’en résuîteroit-rîl ?
Verneui l fils.
Que vous deyez la plaindre et la secourir.
Verneuil père.
je }a plains J . n’en ; PiOft rçgsçutoept ia#
ine rend pas injuste. Si en eiFet , elle n’a cédé qu’aux pre§eantes solieitations de votre Frère , si son extrême jeunesse lui a fait violer des bienséances^ que peut-être elle ne connois-r seit pas encore , oui , je m'intéresserai à son sort ^ et je l’ado^'5• .cirai.
Verneuil fils.
Et ce foible enfant....
VerneUIL père, vivement.
Je ferai tout pou?' lui.
Verne uîe fils.
jMi ! pion père , je ne désespère pas encore de vous voiï
ratilier un mariage
^Verneuil pere.
Ratifier ce mariage ! ()uel mot aves-vous osé proférer/ Verneuil fils.
Ç)u’ a-t-il donc de si révoltant , mon pere ?
Verneuil pere.
Je vous ai dévoilé mes principes. Respectez-ies, du inoinsj jsi vous ne voulez^ pas les adopter.
Verneuil fils.
^on mallieureux frere est donc perdu sans retour ?
V ERNEUIL pere.
Sans retour? Non, Monsieur, son sort dépend de lui,
Verneuil fils.
Ail ! mon pere , ord<miiez , que doit-il faire ?
Verneuil pere.
Vous me le demandez 1 (lu’il rompe un enga^mept quî m’ofiense , et qu’il n’aur oit jamais dû former. Qu’il redevienne mon fils ^ et je lui rendrai son pere.
Verneuil fil§.
Ail ! Monsieur , à ces conditions
V ERNEU IL pere.
Je vous entends. Monsieur. Aces conditions , il refuse mon amitié et le pardon généreux que je voulois lui accorder, Çardezrvous de m’en parler davantage , si vous ne voulez partager avec lui ma juste indignation. ^
Je vous supplie , Monsieur. . . .
verneuil perer Vous m’avez entendu. Retirezr-vous.
V E R N E U I I fils.
Vous l’ordonnez.
V ERNEUIL pere,
P.etirez-vous, vous dis-je. *
Ver n e u il fils , en vrumf,
.^ttepdons up moiuen}, pips :[:aYQral?ie,
C H A R L IS s