SCENE I Y
LES PRÉGEDENS, VERNEUIL fils.
BazILE, à Veuieuil fils,
nous , Monsieur, a nous... On arrête Charles isur un ordre du roi.
'V ERNEU IL fils , l’épée à la main,.
^ Je suis son irère , défendes-vous.
E A Z I L E le tabouret le7^'é,
J’sis son ami . et je vous assonune.
Charles se jetant entr'eux.
Arrête, Verneuii... Arrête, Baziie... Ma fureur m’êgaroit la seule idée d^uii lueurtre me contient et me désarme. GeC être est avili; mais enfin c’est un homme : il est moins couj.abie cgie ceu5c qui le dégradent. jN^’imitons pas nos tyrans , et respectons l’humanité. Ne vous souillez point d’un assassinat qui me seroit inutile. L’ordre seroit confié k d’autres mains. ( L’Exempt manjue so7i étonnement. ]
V E R N E U I L fils.
Cet ordre ‘est surpris, mon père n’en a pas connoissance, L’ E X E M P T.
C’est lui qui l’a sclhcité.
C’est une imposture.
Et c’est le comte de Préval qui m^a chargé de l’exécué tion. Charles.
pré val !
Préval 1 II a en elFet parlé à mon père,
Charles.
Il lui a parlé , dis-tu? J'out est expliqué... Je ne concevoispas que mon père... Prévai .. Préval... Il a pu ranimer un courroux... Ah! je suis perdu sans ressource. Le monstre aime ma femme.
V E P. N E U I L fils.
l'a femme !
Charles.
Oui , ma femme. Il a osé le lui dire.
Verneuil fils.
Il a parlé a mon père immédiatement après toi. Il n’a pas eu le teins de demander cet ordre. ^ ci l’Exempt. j Ceiui dont vous êtes porteur est faux.
Il est bon, Le comto de Préval en a toujours à sa disposition.
Verneuil;
'Verneuil fils.
J Ainsi donc Û s’en sert pour masquer ses perfidies et sesscéléra-» tësses !. . ( Æ //Exempf. ) El. vous , qui savez, conibien cet ordre E/èt illégal , aurez-vous l’audace de l’exécuter ?
Ma liberté, ma fortune en dé;^eiident.
V E R N E U î L filsi , .
Si vous persistez , vous serez puni aveC'Ceîui qirî se perméS tous tes crimes ^ parce qu’il croit qu’une obscurité profonde les couvrira toujoui-s. Je vais , je cours cliez le Miîiistre^,' je^ percerai jusqu’à lui , je lui découvrirai des attentats que rans doute il ignore : il en frémira, s’il est vertueux 5 s’il ne l’esi pas, je le forcerai de rendre à la vertu un îiomrnage involontaire^ en punissant des excès qu’il auroit dlï prévoir cü réprimer. Enti.n i Monsieur ^ vous allez être le complice ou l’accusateur de Préval , choisissez. V oyez d’unÉ coté' l’infamie et des chàtimens , de l’autre , l’estime publique et de justes récompenses. Le ministre ignore ce qui se passe,' vous venez d’en faire l’aveu : souvenez-vous-eo , et décidezvous; . . ,,
L’ E X È M P T à parfo
Il est ferme; ,
B A Z I L E , d l'Exejîipf, . .
Monsieur, puisque je consentons à vous laisser vivre, lais« Sez vivre Ps autres. Vous ne coianoissiez ni Charles, ni moij Erreur n’est pas compte; mais , sans lui , vous m’emmenie^ à sa place. Il en est tems encore , je vous en prie , je vous en conjure, emmenez-moi. Si c’brave jeune homme n’tire pas son frère d’là , hé ben ,' morgué ^ j’resterons en prisoni pour li et j’y mourrons , avant de trahir l’secret qui assurera sa liberté. Allons , Monsieur , eune bonne action. Vous n’en avez jamais lait peut-être ; mais il y a commencement a tout. Si vous saviez le bien qu’ça fait, eune bonne action vous ne balanceriez pas. ^ ,
C lï A R L E S. . ,
Mon ami, mon respectable ami, non, je n’y consentirai pas.
l'ais-toi... tais-toî,.,' n’faut à un homme comme moi que du pain : ça retrouve en prison comme ailleurs.
V E P. N E U I L fils.
Laissez faire ce digne liomme. Sa détention ne peut être de longue durée. Je déclarerai tout , dès que tu seras en sûreté ' : —